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Ils prennent de la hauteur sur la région

19 août 2009

Le Para-Club Valais, basé notamment à Yverdon-les-Bains, a fêté ses 40 ans le week-end dernier dans le ciel du Nord vaudois. L’occasion de découvrir une activité qui compte 5000 licenciés en Suisse.

Une prise de vue à couper le souffle.

Une prise de vue à couper le souffle.

«C’est le plus beau terrain de Suisse pour sauter!» Réunis à l’aérodrome d’Yverdon pour fêter les 40 ans de leur société, les membres du Para-Club Valais (PCV) sont on ne peut plus enthousiastes. Les conditions météorologiques sont optimales pour la pratique du parachutisme, comme pour celle du farniente, au sol.

Le Para-Club Valais? Fondé par des Valaisans en 1969, l’organisation se veut romande. Basée à Rarogne et à Sion, mais aussi à Bex, à Colombier et… à Yverdon, bien sûr, elle compte 200 membres. «Dont 70 à 80 sauteurs actifs», précise le président Jean-Paul Meyer. Et pour les 40 ans du club, les membres étaient invités à investir, de jeudi à dimanche dernier, l’aérodrome de la Cité thermale. «C’est un endroit fantastique, pour son dégagement, sa visibilité. Par ailleurs, il n’y a pas, ici, de voies aériennes», continue le passionné de 57 ans.

Gros porteur

Pendant toute la durée de l’événement, le club a réquisitionné un Casa 212, un avion gros porteur à bord duquel 25 parachutistes peuvent embarquer simultanément. «D’habitude, nous sautons à partir d’un Pilatus Porter, qui ne comporte que huit places», explique Jean-Paul-Meyer. Des sauts depuis un ballon à air chaud étaient également au programme de ce long week-end de festivités.

A voir les nombreux amateurs réunis à Yverdon, le parachutisme semble en excellente santé. «En Suisse, on compte tout de même 5000 licenciés», note le président du PCV. Par contre, l’approche a un peu évolué. «Avant, on commençait à sauter comme on entre dans les ordres», poursuit-il. Aujourd’hui, l’activité reste populaire, mais elle n’est plus forcément une vocation. «C’est la branche démocratique du sport aérien, souligne Jean-Paul Meyer. On peut faire découvrir la chute libre à n’importe qui, ou presque. Ainsi, le tandem se développe particulièrement.»

Quoi qu’il en soit, l’ambiance qu’il régnait du côté de l’aérodrome yverdonnois était excellente. «Je tiens à remercier, pour leur compréhension, les habitants du coin qui auraient remarqué notre regain d’activité», conclut le président du club. Heureusement, le Casa 212, une fois en l’air, n’est pas très bruyant. Et à n’en pas douter, ceux qui l’ont vu sillonner le ciel ne s’en sont pas plaint. Ils en ont plutôt profité pour se dire: «Et, au fond, pourquoi ne pas tenter, moi aussi, l’expérience?»

Lionel Pittet