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En immersion au sein de l’un des plus grands clubs du monde

5 mai 2017 | Edition N°1990

Football – Premier League – Alexandre Lunebourg, chirurgien orthopédiste à l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains, a passé deux semaines et demie dans le staff médical de Chelsea.

Alexandre Lunebourg (5e à partir de la g.) entouré d’une partie du staff médical, composé habituellement d’une trentaine de personnes. ©DR

Alexandre Lunebourg (5e à partir de la g.) entouré d’une partie du staff médical, composé habituellement d’une trentaine de personnes.

Il a joué pendant plus de 25 ans au hockey sur glace, Alexandre Lunebourg. Au HC Martigny, il a côtoyé les immenses Petr Rosol et Igor Fedulov, un des duos les plus prolifiques de LNB à l’époque. Et pourtant, ce ne sont pas ses qualités de sportif qui lui ont permis de passer deux semaines et demie en immersion avec l’équipe de football de Chelsea le mois dernier, mais bien le métier qu’il exerce au quotidien à l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains.

 

Fan de Manchester United

 

Le Valaisan n’a pas goûté aux joies des conférences de presse. ©DR

Le Valaisan n’a pas goûté aux joies des conférences de presse.

Chirurgien orthopédiste de profession, ce fan de Manchester United, qui s’est également spécialisé en médecine du sport, a fait la demande de rejoindre le club londonien en passant par l’association l’ESKKA, une sorte de portail qui met en relation les médecins avec diverses entités sportives, triant au passage les multiples candidatures : «Je postulais pour la troisième année consécutive. Je ne connais pas exactement le nombre de personnes qui tentent leur chance, mais on peut effectivement dire que c’est assez sélectif.»

Adieu Yverdon, donc, et bienvenue à Stamford Brigde ! «Pas tout à fait, en fait. Si, de l’extérieur, on a l’impression que tout se déroule au stade principal, ce n’est absolument pas le cas en réalité. Le club, pour lequel travaillent quotidiennement 400 personnes, dispose d’un énorme centre basé à Cobham, au sud-ouest de Londres. C’est là-bas que tout se passe.» Outre la première équipe, les féminines et la relève du club se préparent sur les quelque 38 terrains du domaine.

Si le Valaisan a eu le privilège de vivre une vingtaine de jours dans l’un des plus grands clubs du monde, il ne s’est pas offert des vacances pour autant : «D’abord, je me dois de remercier mes collègues à l’hôpital, qui ont accepté de me remplacer et sans qui je n’aurais jamais pu vivre une telle aventure. Au niveau du travail à proprement parler, sauf exception, c’était divisé en deux blocs : durant une partie de la journée, les médecins, dont je faisais partie, assistaient aux entraînements des différentes équipes et intervenaient en cas de problème. Ensuite, on s’occupait de toute la partie réhabilitation après une blessure. L’objectif étant de permettre aux sportifs de retrouver leur 100% aussi rapidement que possible. On donne notre avis aux coaches concernant leur état, mais ce sont eux qui prennent la décision finale.»

Ainsi, Alexandre Lunebourg, qui a fait partie de la trentaine de membres dont est composé le staff médical des Blues, a pu côtoyer Eden Hazard et Victor Moses, pour ne citer que ces deux grands noms de monde du ballon rond : «Nos discussions portaient essentiellement sur le travail, mais c’était assez impressionnant de se retrouver dans cette position. D’ailleurs, j’ai été frappé par la multiculturalité, tant au sein des équipes que dans le staff médical. Les gens viennent d’horizons complètement différents et tous cohabitent parfaitement. On apprend aussi à voir les choses sous un angle différent, en fonction du vécu et des méthodes de chacun.»

 

L’écart s’est réduit

 

«A ce titre, l’atmosphère était hyper détendue. Même si c’est vrai que, après la défaite face à Crystal Palace, tout le monde était un peu plus crispé. D’ailleurs, avant mon passage, Chelsea avait dix points d’avance en tête de Premier League. Aujourd’hui, l’écart avec Tottenham n’est plus que de quatre unités. Je vous assure que c’est une coïncidence», conclut-il avec le sourire. Celui d’avoir vécu une expérience inoubliable.

Florian Vaney

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Rédaction