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«J’ai envie de jouer en 1re ligue»

25 novembre 2016 | Edition N°1879

Hockey – 2e ligue – Devenu l’un des leaders offensifs du HC Yverdon, Jérôme Vioget n’a qu’une ambition pour son équipe : la promotion.

Fin technicien, Jérôme Vioget est, comme l’on dit dans le jargon, un faiseur de jeu. ©Simon Gabioud

Fin technicien, Jérôme Vioget est, comme l’on dit dans le jargon, un faiseur de jeu.

Auteur de cinq buts et douze passes décisives lors des dix premiers matches du HC Yverdon, Jérôme Vioget est un des principaux arguments offensifs d’une équipe qui vient d’enchaîner sept victoires consécutives. A 21 ans, le joueur de centre de Valeyres-sous-Montagny a acquis un nouveau statut. Rencontre avant le duel de demain, contre Delémont.

 

Jérôme, vous faisiez partie des jeunes qui se faisaient gentiment une place dans l’équipe en 1re ligue. Une année et demie après la relégation volontaire, quel sentiment vous habite à ce propos ?

Même si on a bien compris les intérêts hors glace, je ne sais toujours pas si c’était une bonne décision, dans le sens où j’avais et j’ai encore envie de jouer en 1re ligue. On venait de remporter notre série dans le tour de relégation, on était heureux dans le vestiaire quand on est venu nous informer. On ne s’attendait pas du tout à une telle annonce. On a été terriblement déçus.

 

Aviez-vous été tenté de trouver une autre équipe de 1re ligue ?

Non, je n’ai jamais voulu partir. Le HC Yverdon est mon club, celui avec lequel j’ai commencé à patiner (réd : avant son retour, il a évolué quelques saisons au sein du mouvement juniors de Lausanne), j’avais envie de continuer à jouer ici, près de chez moi.

 

Avec la refonte des ligues, à quel point une promotion, à la fin de cette saison, est-elle importante à vos yeux ?

C’est tout bonnement l’objectif de l’année. On veut monter. C’est en tout cas l’ambition qu’on a dans le vestiaire.

 

La saison dernière et celle en cours, vous avez peu à peu assumé un rôle de leader offensif de l’équipe.

Je ne crois pas que cela ait changé grand-chose pour moi. J’avais déjà un tel statut avec les juniors. On a, de toute façon, un effectif homogène, alors je ne ressens pas plus de pression.

 

Vous êtes, dans tous les cas, naturellement tourné vers l’offensive…

C’est vrai que je n’aime pas tellement devoir défendre, même si en tant que centre, cela fait partie de mon boulot sur la glace. Je fais la part des choses.

 

Cette saison, vous n’évoluez plus avec les juniors yverdonnois, parallèlement au championnat de 2e ligue. Qu’est-ce que cela change ?

J’ai avant tout moins d’entraînements et de matches. J’en ai joué plus d’une cinquantaine l’exercice dernier, alors que, cette saison, on devrait en disputer environ 35, si on va au bout. A vrai dire, l’an passé, avec l’accumulation des rencontres, j’étais littéralement KO au mois de décembre. Ensuite, je n’y étais plus et ça s’est vu. Cette fois, j’aimerais pouvoir jouer mon meilleur hockey en fin de saison et lors des playoffs, pouvoir donner mon maximum pour l’équipe.

 

Comment expliquer la série de victoires actuelle ?

Je pense que le déclic s’est produit dès notre succès à Moutier (réd : le premier de la série en cours, lors de la 4e journée du championnat). On s’est tous remis en question après notre prestation et défaite contre Fleurier. A Moutier (réd : victoire 5-1), on a été à la fois solides défensivement et bons offensivement. Depuis, on joue tous dans le même sens.

Une revanche à prendre, puis le Skateathon

Le HC Yverdon reçoit Delémont, demain à 17h45. Battus 9-8 (!) en début de championnat par les néo-promus jurassiens, Jérôme Vioget et les siens ont des choses à se faire pardonner. Attention, dans les rangs delémontains évolue Steven Barras. L’attaquant est un véritable poison.

Le match terminé, le Skateathon du club pourra commencer (aux alentours de 20h), dans l’atmopshère du monde des voitures Lamborghini. L’événement se poursuivra par une disco sur glace. L’entrée est libre (pas pour le match) et les patins sont prêtés gratuitement à tous ceux qui souhaitent aller danser sur la patinoire.

Manuel Gremion