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La paire yverdonnoise de «mulets»

13 janvier 2017 | Edition N°1912

Hockey -2e ligue – Débarqués l’automne dernier au HCY, Mathias Narbel et Iago Vazquez sont depuis inséparables. Portrait des Starsky et Hutch de la défense yverdonnoise.

Complices sur et en-dehors de la glace, Mathias Narbel (à g.) et Iago Vazquez ne manquent jamais une occasion de se charrier. ©Michel Duperrex

Complices sur et en-dehors de la glace, Mathias Narbel (à g.) et Iago Vazquez ne manquent jamais une occasion de se charrier.

Même baskets blanches, même jeans skinny noirs, même dégaine. A s’y méprendre, on les prendrait pour deux frères. «Dans le vestiaire, on nous surnomme les jumeaux ou les mulets», rigole Mathias Narbel, en référence à leur coupe de cheveux châtains, la «nuquette» ou la «valaisanne» pour les initiés. Débarqués l’automne dernier à Yverdon, le Bonvillarois et son compère Iago Vazquez sont depuis inséparables. Ils forment une paire de défenseurs à la fois solide et prolifique. Et ils contribuent à porter le HCY à la deuxième place du classement des arrière-gardes du championnat.

Il y a l’aîné, Iago, 20 printemps. Et il y a Mathias, d’un an son cadet. Coéquipiers sur la glace et voisins dans le vestiaire, les deux ne se quittent jamais. Pas même un coup d’œil au classement des compteurs ne permet de les départager. Avec neuf points chacun, ils sont à égalité. «J’ai peut-être plus de goals marqués, non ?», questionne le défenseur gauche. «Possible. En tout cas tu es largement le plus pénalisé des deux», lui réplique, taquin, Mathias Narbel. Une référence aux dix minutes de punition concédées par son acolyte lors du dernier match face à Star Chaux-de-Fonds. «On se vanne souvent sur la glace, mais il n’y a jamais de jalousie si l’autre marque. Au contraire, on se réjouit pour son pote», lâchent-ils.

Même en retraçant leurs carrières respectives, même en épluchant les clubs avec lesquels ils ont joué, difficile de les distinguer. Après avoir fait leurs classes avec la relève du Lausanne HC -«on se connaissait de vue, mais on n’a jamais joué ensemble», relèvent-ils en chœur, ils se retrouvent une première fois aux Eaux Minérales, à Morges. «On a assez vite commencé à jouer ensemble. C’est à ce moment-là qu’a débuté notre complicité», souligne l’aîné. Alors que le résidant de Saint-Sulpice rempile une saison avec les juniors élites B des Bulldogs, Mathias Narbel tente une pige d’une saison avec les «A» de Fribourg-Gottéron. Sans succès. Sans regrets, non plus. «Si après une ou deux saisons tu ne perces pas, tes chances sont ensuite quasi nulles», soutient le Nord-Vaudois.

Yverdon, l’heureux hasard

Pour ces deux étudiants, le choix d’Yverdon et de la 2e ligue a été une évidence. «On connaissait quelques joueurs qu’on avait déjà côtoyés à Morges», souligne Mathias Narbel, qui se forme à l’architecture à l’EPFL. «Mais ce n’est pas les vacances pour autant. Il y a du boulot. Le HCY reste un club sérieux et compétitif, c’est ce que je recherchais, ajoute Iago, qui rejoindra les bancs de l’université l’automne prochain. Débarqués dans la Cité thermale l’été dernier, ils n’ont pas tardé à retrouver leurs marques. «On s’est revus par hasard le premier jour d’entraînement. C’était assez drôle», se rappellent les deux bougres.

Les blessures qui ont décimé l’arrière-garde nord-vaudoise en début de saison ont fait les affaires du duo. «Jiri (ndlr : Rambousek, l’entraîneur) a rapidement décidé de nous aligner ensemble», explique Iago Vazquez. La confiance engrangée au fil des matches a également contribué au succès. «Plus on joue, plus on a de responsabilités, mieux on se comprend», ajoute son binôme. Sans oublier, le plaisir de se côtoyer sur et en-dehors de la glace. «On reste avant tout des potes. On sort, on fait la fête, on fait les ânes. C’est ça, aussi, le secret», assurent les deux «mulets».

Une victoire pour finir ?

Le HC Yverdon joue son dernier match du championnat régulier ce soir (coup d’envoi à 20h45). Avant le début d’un masterround qui s’annonce des plus serrés, les hommes de Jiri Rambousek devront battre Le Locle -avec trois goals d’écart- s’ils entendent reprendre à Star Chaux-de-Fonds la deuxième place au classement.

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Simon Gabioud