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La résistance s’organise

10 janvier 2011

Le projet d’éoliennes à Sainte-Croix a été mis à l’enquête samedi. Bureau d’information ou visite de parc existants, partisans et opposants informent leur concitoyens à leur manière.

 

Photomontage.

Photomontage.

A l’heure où le projet d’éoliennes à Sainte-Croix est mis à l’enquête, le village est plus que jamais partagé. Les deux camps s’organisent pour faire passer leur message. «Nous avons commencé une récolte de signatures, à la fois pour nos membres et pour tous ceux qui souhaitent s’opposer à ce projet cantonal», explique Olivier Lador, président de l’Association de sauvegarde des Gittaz et du Mont-des-Cerfs. Une liste disponible sur le site Pro Crêtes, fédération qui a pour objectif la préservation du patrimoine naturel et paysager des crêtes de l’Arc jurassien. «Mais nous comptons surtout sur les relations de voisinage et sur les e-mails envoyés par nos partisans. Pour l’instant nous avons obtenu de bons résultats», se réjouit Olivier Lador.

 

Alors que Romande Energie a ouvert un bureau d’information pour la population, l’association des opposants l’imite en ouvrant une permanence tous les jours à partir de mercredi, de 10h à 12h et de 16h à 19h. «Nous ferons moins de désinformation que les promoteurs. Par exemple, sur leurs photomontages, les éoliennes sont deux fois moins hautes que dans la réalité», explique leur chef de file.

La Fondation suisse pour l’aménagement du paysage demande à ce que la construction d’éoliennes industrielles à moins d’un kilomètre d’une habitation soit interdite. «Malgré le fait que les normes fédérales soient respectées, on a quand même observé des problèmes», justifie Roman Hapka, directeur suppléant de la Fondation. Or cette condition n’est pas remplie à Sainte-Croix.

Pro Natura Vaud, pourtant favorable aux énergies renouvelables, déplore l’absence d’une planification globale des éoliennes dans le canton. «Si avant la fin de la mise à l’enquête, nous n’avons pas ce document, alors nous ferons opposition», avertit Michel Bongard.
Côté partisans, un bus a été organisé samedi pour visiter les sites du Mont Crosin et de Saint-Brais. «Il y avait du vent, les conditions étaient réunies pour observer les éoliennes. A Saint-Brais, elle sont à 300 mètres des maisons, on entend juste un souffle. Et plus on s’éloigne, plus le bruit diminue», confirme Tito Haarpaintner. La mise à l’enquête prendra fin le 7 février. Une motion demandant un vote consultatif devrait être traitée par la Municipalité dans les mois à venir.

Sonia Délèze