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La Ville d’Yverdon renonce à «Sports 5»

22 mars 2013

Des motifs de stratégie financière ont amené la Municipalité à renoncer à l’achat de l’ensemble immobilier sis à l’avenue des Sports 5.

La Municipalité a décidé de renoncer à l’acquisition d’une parcelle située à l’est du Stade Municipal.

Alors que cette acquisition paraissait indispensable, dans une optique à long terme, en novembre dernier, la Municipalité d’Yverdon-les-Bains a renoncé à acheter l’ensemble immobilier de l’avenue des Sports 5, qui abrite, entre autres, la salle de L’Amalgame. Cette décision, a priori surprenante, semble être dictée par des impératifs de stratégie financière.

En novembre dernier, l’Exécutif yverdonnois a fait parvenir au Conseil communal une demande de crédit d’investissement de 5,3 millions de francs, en vue d’acquérir une parcelle d’un peu plus de 15 000 m2, située à l’avenue des Sports 5, à l’est du Stade Municipal.

Cette parcelle est occupée par plusieurs bâtiments de type artisanal, construits il y a tout juste soixante ans par la société Horace Décoppet Holding, qui était à l’époque l’une des plus grandes entreprises de construction et de génie civil de la place. Après sa faillite, au milieu des années nonante, l’ensemble a été acquis par Charles Decker.

Complémentaire

En proposant l’acquisition au Conseil communal, la Municipalité expliquait que cette parcelle, complémentaire au futur quartier Gare-Lac, permettrait «l’aménagement futur d’une zone sportive et/ou de loisirs, ou la mise à disposition de terrains pour des activités artisanales», soit la confirmation, à tout le moins en partie, de l’occupation actuelle.

Cette parcelle est occupée par plusieurs locataires, au nombre desquels on trouve MultiVidéo, Gestim, le Living Room, des privés, et surtout L’Amalgame. Cette salle de musique vient d’ailleurs de bénéficier d’une réfection totale des installations électriques, qui répondent ainsi aux dernières exigences en matière de sécurité.

Bons revenus locatifs

Le montant total des revenus locatifs générés par cet ensemble se monte à plus de 430 000 francs. La valeur des seuls terrains est estimée à trois millions de francs.

Les charges d’exploitation, y compris l’amortissement effectué en dix ans sur la seule valeur des bâtiments (2,3 millions), étaient évaluées à 413 000 francs. C’est dire que l’opération était tout à fait intéressante, en raison notamment des taux hypothécaires pratiqués actuellement sur une durée de dix ans.

Peut-être que l’une des communications agendées au Conseil communal de jeudi en dira plus…

 

Isidore Raposo