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Le bois de Clendy fait peau neuve

5 février 2019 | Edition N°2429

De vieux peupliers ont dû être supprimés, la semaine dernière, dans le but de conserver la biodiversité de la forêt.

Le Service des travaux et de l’environnement d’Yverdon-les-Bains était à pied d’œuvre, jeudi et vendredi derniers. Et pour cause: les employés de la ville ont abattu 127 peupliers au bois de Clendy, près de la plage. Une mesure nécessaire dès que les feuillus arrivent à maturité – c’est-à-dire après plus de trente ans d’âge – car ils peuvent devenir dangereux. Ils doivent donc être remplacés.

Cette démarche a été validée par la Municipalité, à la suite d’une tournée des allées en 2018 pour la gestion du patrimoine arboricole en milieu urbain. «Il s’agit de renouveler le patrimoine et d’améliorer la biodiversité en remplaçant ces arbres par des chênes, ce qui permettra de créer une chênaie (ndlr: une forêt composée principalement de  chênes). Il s’agit d’une espèce pionnière dans la région qui vit de cinquante à cent ans», explique Antoine Sauser, adjoint du chef de service. A noter que des subsides sont accordés à la Ville par le Canton pour cette opération.

D’autres variétés implantées

Le choix de planter uniquement des chênes au même endroit a été judicieusement réfléchi: «C’est un arbre extrêmement concurrencé par d’autres espèces. Certaines grandissent plus rapidement et les chênes n’auraient plus assez de lumière pour continuer à pousser, justifie Antoine Sauser. Au bord du chemin pédestre, nous allons cependant varier un peu plus en plantant des feuillus tels que des érables champêtres et des cerisiers.» Il ajoute que le sous-bois de Clendy est très riche sur le plan de la biodiversité, avec notamment la présence de lierre et de vieux sureaux. Afin de conserver cette qualité de végétation, les peupliers abattus ne seront pas broyés, mais disposés en andains sur le sol, pour offrir un abri à la faune locale.

L’intervention du Service des travaux et de l’environnement de la ville et du triage forestier d’Yverdon-Yvonand a coûté entre 25 000 et 30 000 francs au total.

Lara Liard