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Le chantier «Invictus» redémarre

15 novembre 2018 | Edition N°2375

Yverdon-les-Bains  –  A l’arrêt depuis deux mois, le chantier de construction de la plus haute tour de la ville reprend.

«Nous sommes une petite équipe de trois personnes et j’ai eu des ennuis de santé. C’est pour cela que le chantier était à l’arrêt depuis deux mois. Nous avons eu une réunion avec les partenaires et les travaux reprennent demain.» Claude-Alain Thomann se veut rassurant. Il annonce d’ailleurs la fin du chantier et la livraison des appartements et locaux vendus pour fin mars 2019.

Il faut dire que le promoteur nord-vaudois, qui vient de reprendre le travail à temps partiel, a eu un sérieux accident de santé à la fin de l’été. Du coup, tout s’est arrêté. Car à part le suivi du chantier, des négociations étaient en cours avec des partenaires privés et institutionnels pour la vente des locaux commerciaux situés au pied de la tour.

Ces tractations concernent notamment le bâtiment rond situé au pied de la tour. Celle-ci, avec ses 17 étages, culmine à 54 mètres. Elle est désormais l’édifice le plus haut de la capitale du Nord vaudois.

Un double défi

En se lançant dans cette opération sur le site de l’ancienne tour Landi, au nord-est de l’avenue Haldimand, le promoteur s’est engagé dans un double défi. Financier d’abord, puisque l’investissement, estimé à 36 millions de francs sans le terrain, acquis auparavant, est assuré par des fonds propres et un partenaire proche. Donc sans financement bancaire.

Sur le plan personnel, ce projet a représenté une charge de travail immense. Trop sans doute pour un homme qui «ramait» de 5h du matin à 22h. A fin août, le corps l’a lâché. Après cette période d’arrêt imposé, il a repris le travail à un rythme réduit, mais suffisant pour assurer la relance du chantier.

Atteint dans sa santé, Claude-Alain Thomann l’a plus encore été par les rumeurs de toutes sortes diffusées sur les réseaux sociaux. «Vous ne pouvez pas imaginer à quel point les gens sont méchants», relève-t-il.

Aujourd’hui, cet épisode est derrière. «Les propriétaires des appartements et locaux commerciaux ont été informés», ajoute le promoteur.

Aux deux mois de retard imputables à son indisponibilité s’ajoutent celui relatif au changement de matériau pour les façades – le béton ne sera pas apparent –, et la pause dans le secteur de la construction entre mi-décembre et mi-janvier. «La façade, constituée de grosses plaques en aluminium, sera plus belle. C’est un chantier complexe, mais ces immeubles auront belle allure», conclut le promoteur.

Isidore Raposo