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Le Collège des Rives au milieu du gué

12 octobre 2018 | Edition N°2351

Yverdon-les-Bains – Les autorités de la Ville ont célébré le bouquet de chantier du futur établissement scolaire avec les acteurs principaux du projet, mercredi. Dès la rentrée 2019, le site accueillera quelque 700 élèves.

L’architecte chargé du projet, Guy Nicollier, a présenté l’édifice aux autorités, lors du bouquet de chantier.© Carole Alkabes

L’échafaudage du futur Collège des Rives à Yverdon-les-Bains est un véritable labyrinthe pour qui ose s’y aventurer. Des poutres métalliques et des engins de chantier par-ci, des tuyaux et des outils par-là. L’édifice qui compte 14 000 m2 de surface et 74 000 m3 de béton est impressionnant par sa grandeur. A ce stade de la construction, la Municipalité a réuni, mercredi, les ouvriers, les entrepreneurs, le bureau d’architectes Pont12 et l’entreprise générale Implenia pour célébrer le traditionnel bouquet de chantier, qui a débuté en septembre 2017 et qui marque la fin du gros œuvre.

Symbole du développement du futur quartier Gare-Lac, cette construction prévoit d’accueillir 700 élèves dès la rentrée scolaire 2019. Elle comptera 35 salles de classe de 65 m2 réparties sur trois niveaux, une salle de gymnastique triple et 15 salles de classe spéciales dédiées, entre autres, aux sciences, aux travaux manuels, à l’informatique, à la musique et à l’économie familiale, ainsi qu’un préau à l’extérieur. Avec la mise en place de l’horaire continu, le projet comprend aussi l’aménagement d’un réfectoire de 200 places, avec deux services à midi.

Selon l’Exécutif, ce bâtiment regroupera tous les élèves du secondaire de l’Etablissement scolaire de De Felice, qui sont aujourd’hui dispersés sur plusieurs sites.

Un bâtiment d’envergure

Il s’agit du deuxième plus grand édifice après le château d’Yverdon, construit au XIIIe siècle par Pierre de Savoie. Le montant total de cette infrastructure s’élève à 62 millions de francs, dont 7 millions sont dévolus à l’extension de la caserne du Service de défense incendie et secours (SDIS) du Nord vaudois.

Municipale chargée du dicastère de l’urbanisme et des bâtiments, Gloria Capt a salué l’ensemble des acteurs qui ont contribué à l’achèvement du gros œuvre pour «leur énergie et leur détermination».

«L’architecture a été conçue de manière à ce que le travail technique soit apparent et reste inscrit dans le temps», explique Guy Nicollier, architecte chargé du projet. Par ailleurs, il a voulu conserver la sobriété des matériaux qui rappelle le passé industriel de la ville. L’espace piranésien – cet enchevêtrement spatial fait référence aux gravures intitulées Les prisons imaginaires de Giovanni Battista Piranesi – valorise également la verticalité de l’édifice. L’architecte a souhaité aussi proposer un maximum de lumière.

A proximité du lac de Neuchâtel, le site des Anciens Arsenaux est situé au-dessus de la nappe phréatique. Si, dans un premier temps, des mesures ont été nécessaires pour pomper l’eau du sol, 109 pieux ferraillés ont ensuite été installés pour soutenir les fondations du futur collège.

Le projet est au milieu du gué, mais il va falloir que les entreprises maintiennent cette cadence jusqu’à l’ouverture des portes de l’établissement, le 26 août 2019.

Valérie Beauverd