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Le HC Vallée de Joux ne suivra pas le HC Yverdon

1 avril 2015

Hockey – 1re ligue – Malmenés durant toute la saison dernière, mais sauvés par le retrait du HC Yverdon, les Combiers ne demanderont pas une relégation volontaire. L’entraîneur Frédy Bobillier, qui a repris l’équipe en début d’année, a été confirmé dans ses fonctions.

Frédy Bobillier n’a pas fini son mandat à la patinoire du Sentier... © Champi -a

Frédy Bobillier n’a pas fini son mandat à la patinoire du Sentier…

Le HC Vallée de Joux ne retrouvera pas le HC Yverdon en 2e ligue. Les responsables du club combier ont décidé, vendredi dernier, de continuer leur aventure en 1re ligue. Ils ont par ailleurs confirmé l’entraîneur Frédy Bobillier dans ses fonctions. Le Fleurisan, ancien joueur de Ligue nationale A, avait repris l’équipe au début de l’année, succédant à Jacques Galley.

L’envie de rester

La formation du Sentier ne reste pas sur une saison facile. Bonne dernière au terme du championnat régulier, elle s’était inclinée en demi-finale des playouts contre Saint-Imier et était appelée à affronter Moutier dans une ultime série contre la relégation. Celle-ci a finalement été annulée, le HCY annonçant alors son souhait d’être rétrogradé en 2e ligue, pris à la gorge par le système des frais de formation.

Le HC Vallée de Joux a, ainsi, été sauvé sur le tapis vert. Restait aux Combiers à déterminer s’ils avaient l’envie de demeurer à un niveau où ils ont tant souffert. Ils ont répondu par l’affirmative. «Tant qu’on en aura la possibilité, on continuera notre aventure en 1re ligue», assure le président Bernard Le Coultre.

Ne pas répéter les erreurs

Mais pas question de revivre un calvaire. Les dirigeants assurent qu’ils préparent un contingent pour avoir voix au chapitre. «L’année dernière, nous avons commencé notre recrutement en retard par rapport aux autres, se souvient Olivier Rithner, responsable de la première équipe. Là, les circonstances ont fait que nous sommes en avance, d’une certaine manière, pour commencer nos démarches.»

La première aura été de confirmer Frédy Bobillier à la bande, ce dont le principal intéressé se réjouit. «C’est super de constater que l’on me fait confiance, réagit-il. Ce sera la troisième saison du HCVJ en 1re ligue, une année charnière. Il s’agira de s’y affirmer. C’est un défi que j’ai envie de relever.» Pour Bernard Le Coultre, il était primordial de trouver un accord. «Quand on contacte des joueurs, leur première question concerne l’identité de l’entraîneur», note le président.

Désormais, il pourra y donner une réponse ferme. Il affirme que les contours du contingent sont d’ores et déjà assez nets. «J’ai une feuille sur laquelle sont inscrits 22 noms, et c’est le nombre de joueurs que nous souhaitons. Soit deux gardiens et quatre blocs. Mais d’un soir à l’autre, cela bouge encore un peu. Mon objectif, c’est de pouvoir annoncer notre effectif définitif à la fin des vacances de Pâques», souffle le président, qui n’en dira pas beaucoup plus pour l’heure.

Des contacts yverdonnois

Il lâche que plusieurs joueurs du cru, à l’instar de Damien Rithner, seront toujours là. Le HCVJ profitera-t-il de la relégation yverdonnoise pour gonfler ses rangs? «Il y a des tractations avec certains joueurs, admet-il. Des gens qui avaient envie de continuer à ce niveau.»

Olivier Rithner, de son côté, ne cache pas un certain enthousiasme. «Si tout se passe comme prévu, nous aurons une équipe très correcte. Si nous pourrons jouer le maintien sur la glace? C’est sûr.» Il rigole quand on lui demande s’il rêve de voir son équipe en playoffs. Beaucoup trop tôt pour en parler, bien évidemment.

Reste qu’en vue de l’exercice 2015-2016, le HCVJ est parfaitement dans les temps. Alors que la saison de hockey sur glace n’est pas encore terminée, on sait déjà, au Sentier, dans quelles dispositions on abordera la prochaine. Les problèmes évoqués par le HCY pour expliquer son retrait ne passent-ils pas le Mont d’Orzeires? «Si, bien sûr, nous sommes concernés, reconnaît Bernard Le Coultre. Mais pour l’instant, on arrive à s’en sortir, au prix d’un gros boulot. Maintenant, je ne sais pas si on tiendra quinze ans à ce rythme.»

Lionel Pittet