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Le service d’oncologie s’enracinera au Lierre

17 mai 2018 | Edition N°2248

Yverdon-les-Bains  –  Les Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) viennent de se lancer dans un chantier estimé à près de 3,4 millions de francs pour créer un tout nouveau centre d’oncologie.

Les patients atteints d’un cancer pourront suivre les petits dessins de lierre sur le sol du bâtiment principal des EHNV, à Yverdon-les-Bains, pour tomber nez à nez avec le nouveau centre d’oncologie. Au deuxième étage du bâtiment qui abrite le centre de chirurgie ambulatoire DaisY, il réunira, dès le mois de novembre, un accueil administratif spécialisé, des salles de consultation, un laboratoire permettant d’obtenir immédiatement les résultats d’analyses de sang, une zone de traitement avec dix-neuf places – au lieu de quatorze – et des bureaux pour le personnel, ainsi que pour la Ligue vaudoise contre le cancer et la médecine maxillo-faciale.

Pierre Hösli n’est plus le seul oncologue de l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains. Son service vient de s’étoffer avec l’arrivée de  deux médecins en vue du déménagement dans le bâtiment du Lierre qui, à terme, devrait être consacré à 100% aux soins ambulatoires. Les bureaux de la direction quitteront le premier étage.

Pierre Hösli n’est plus le seul oncologue de l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains. Son service vient de s’étoffer avec l’arrivée de deux médecins en vue du déménagement dans le bâtiment du Lierre qui, à terme, devrait être consacré à 100% aux soins ambulatoires. Les bureaux de la direction quitteront le premier étage.© Carole Alkabes

«C’est un concours de circonstances qui a fait que le service d’oncologie peut déménager dans ces locaux, explique l’oncologue Pierre Hösli. D’une part les locaux étaient disponibles et, d’autre part, il y a une évolution globale de l’activité oncologique qui justifiait de disposer d’un plus grand espace et d’améliorer le flux des patients de leur entrée à leur sortie, afin qu’il soit le plus simple et le plus optimal possible.» Actuellement, les consultations se font dans le bâtiment  Le Trèfle et les traitements sur le site principal.

Les travaux viennent tout juste de commencer, car il a fallu du temps pour réfléchir à l’aménagement de ce nouveau centre. «On s’est battus contre le Service de la santé publique pour garder des salles d’attente et de traitement agréables. Car il était important d’avoir de l’espace, de la lumière et du calme», confie l’oncologue.

Le nouveau centre d’oncologie ambulatoire, budgeté à 3,376 millions de francs, n’impactera pas les activités de Saint-Loup, selon la direction des EHNV.


Rapport d’activités 2017 des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois
Une année de réorientation et de changements

L’assemblée générale des EHNV a eu lieu mardi. L’occasion pour son directeur général, Jean-François Cardis, de dresser un bilan de l’année écoulée. Parmi les évolutions notables, il est à relever une baisse générale des cas de soins aigus, traités à la Vallée, à Saint-Loup et à Yverdon-les-Bains. «Il y a une diminution de l’activité stationnaire (ndlr: celle-ci est passée de 489 cas en 2016 à 361 en 2017). Car la chirurgienne du site combier n’a pas maintenu son activité, justifie Jean-François Cardis. La direction médicale a donc décidé de ne plus faire de chirurgie stationnaire à la vallée de Joux pour la sécurité des patients. On ne les laisse pas dormir la nuit qui suit leur opération quand il n’y a ni chirurgien ni anesthésiste sur place.»

Le site de Saint-Loup a lui aussi été touché, car l’un des chirurgiens est parti à la retraite fin 2017. Ce qui a provoqué une baisse des opérations de chirurgie générale. «Le secteur de l’orthopédie grandit au sein des EHNV et en particulier à Saint-Loup, poursuit le directeur général. Ce qui fait que l’on a quasi compensé la perte de la chirurgie générale par la chirurgie orthopédique.»

Malgré la création d’une permanence à Cossonay, comme indiqué dans nos colonnes en novembre dernier, les EHNV essuient un déficit plus important que prévu, avec une perte de 3,5 millions de francs. «Au départ, j’ai eu peur qu’on ait une fuite des patients vers d’autres hôpitaux, mais en fait c’est une tendance générale. Dans tous les cantons en 2017, que ça soit en EMS, en réadaptation ou en soins aigus, on a noté moins d’activités stationnaires et ambulatoires, confie Jean-François Cardis. On n’arrive pas à l’expliquer et Santé Suisse non plus.» Le président des EHNV Bertrand Vuilleumier, lui, a bien une hypothèse: «Il y a bien un moment donné où toutes les mesures de prévention, les explications sur la diététique et le développement des activités sportives doivent porter leurs fruits. Et où elles entraînent une modification suffisante des comportements qui se traduit par un recours moindre aux structures hospitalières», juge-t-il.

Christelle Maillard