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Le sort de la gare d’Y-Parc se joue à Berne

9 juillet 2018 | Edition N°2284

Le Conseil d’Etat a informé, jeudi, qu’il avait tout mis en œuvre pour qu’une halte ferroviaire soit réalisée au Parc scientifique et technologique de la ville. Mais le projet dépend de la Confédération.

A l’issue de sa dernière assemblée avant les vacances d’été, jeudi, le Conseil d’Etat a rappelé qu’il soutenait activement, et depuis le début, la création d’une gare du RER vaudois au abords du Parc scientifique et technologique d’Yverdon-les-Bains (Y-Parc). Un projet estimé à 14 millions de francs pour au minimum 400 m de quai. L’implantation d’un P+R et de commerces est aussi envisagée.

Ces infrastructures seront réalisées seulement après que Berne aura accepté le message relatif aux aménagements ferroviaires à réaliser en Suisse d’ici à 2030-2035. Le Gouvernement vaudois a toutefois d’ores et déjà annoncé que «la Direction générale de la mobilité et des routes se tiendra à la disposition des autorités yverdonnoises pour concrétiser cette halte à un horizon 2025-2030». Cette réponse fait suite à l’interpellation déposée en avril par le syndic de la Ville, Jean-Daniel Carrard, part 64 cosignataires.

«C’est une très bonne nouvelle pour nous, confie Juliana Pantet, directrice d’Y-Parc. On se réjouit vraiment que cette gare puisse être construite car plus de 800 de nos collaborateurs (ndlr: sur un total de 1316) viennent de Lausanne.» Ce nombre va encore augmenter avec l’arrivée de la société biopharmaceutique Incyte, des entreprises Sylvac, Raiffeisen et PF-Ducret S.A. Constructions Bois, ainsi que du centre de formation de l’Union professionnelle suisse de l’automobile, notamment. «La population d’Y-Parc devrait doubler d’ici à 2020, pour atteindre environ 3000 personnes», relève Jean-Marc Buchillier, directeur de l’Association pour le développement du Nord vaudois. Et c’est compter sans les visiteurs du futur parc ludo-scientifique Kindercity. Au total, près de 14 000 véhicules par jour sous attendus dans cette zone, selon le syndic de la Ville. «Si le site ne garde pas une bonne accessibilité, il risque de perdre son attractivité», renchérit Pierre Dessemontet, député yverdonnois et cosignataire de l’interpellation. Le risque,  selon lui, c’est d’accroître les embouteillages à la sortie de l’autoroute Yverdon-Sud, déjà saturée. «Même si la décision finale revient aux Chambres fédérales, c’est évident que le soutien du Canton sera pris en compte. Et surtout, demander cet appui était le seul élément sur lequel on a de l’emprise», conclut-il.

Christelle Maillard