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«L’équipe avait les qualités pour se hisser en play-off»

5 mars 2020 | Edition N°2698

Jiri Rambousek et le HC Yverdon avaient d’autres ambitions que de disputer un tour de classement sans enjeu.

Le HC Yverdon a bouclé sa saison au 9e rang sur onze équipes, manquant pour la deuxième fois consécutive les play-off du groupe 1 de 1re ligue. La faute à un gros passage à vide sanctionné par huit défaites consécutives entre la fin novembre et début janvier. L’entraîneur Jiri Rambousek, qui a lui-même choisi de laisser sa place sur le banc de la première équipe dès la saison prochaine, afin de se concentrer sur la direction technique du club et la gestion du mouvement juniors, dresse le bilan.

Jiri Rambousek, l’an dernier, à l’heure des comptes, vous étiez plutôt fâché de la saison de votre équipe. Et cette fois?

Cette fois, je suis déçu. En terminant pour la deuxième fois consécutive sous la barre, les objectifs fixés n’ont pas été atteints. Dans notre sport, les play-off constituent le grand moment de la saison et on fait tout pour être performants à cette période.

En dépit des différences entre les deux exercices, tant lors du précédent que celui à peine achevé, le résultat demeure le même. Comment l’expliquez-vous?

Il n’y a pas d’explication toute faite, si ce n’est que huit équipes ont à chaque fois été plus performantes que nous.

Mais que fallait-il mieux faire pour entrer dans le top 8?

On savait qu’on partait avec un effectif pas très large, et on l’a payé avec les blessures. Du point de vue sportif, je pense à plusieurs points égarés ci et là. Au final, il y a beaucoup de raisons pour lesquelles on ne se trouve pas en play-off.

Ce HC Yverdon-là peut-il vraiment faire partie des huits meilleures formations du championnat?

Si on se fie uniquement aux résultats et au classement, la réponse est non. Je reste néanmoins persuadé que l’équipe avait les qualités pour se hisser en play-off. Yverdon ne fait pas partie des tout meilleurs, mais du groupe suivant et majoritaire, composé de formations qui évoluent à un niveau équivalent.

La saison avait bien commencé, puis il y a eu cette série de huit revers. Comment analysez-vous cette phase?

On a même été provisoirement 1ers au classement durant quelques heures, le soir du skateathon! Mais même durant la bonne période du début, tout n’était pas rose. On a beaucoup tiré sur l’effectif et les premières défaites ont été la conséquence du manque d’énergie. À partir de là, certaines fois nos adversaires ont été meilleurs que nous et, d’autres fois, on est passés au travers. L’explication est un mélange de tout ça.

De quels matches manqués parlez-vous?

J’en vois surtout deux, lors desquels il fallait stopper notre série négative. C’était contre Genève-Servette II et Saastal (ndlr: deux rencontres disputées la même semaine, début décembre, l’une après l’autre et à domicile, alors qu’Yverdon couchait sur quatre revers consécutifs). On est passés à côté de ces rencontres et, au final, ce sont les points perdus là qui nous ont manqué pour se qualifier pour les play-off.

Les blessures vous ont fait perdre Vioget et Pippia, deux de vos trois centres naturels. Un handicap insurmontable?

Avec le contingent qu’on avait, oui. Les joueurs de centre sont la clé de la performance de leur ligne. Il n’y avait personne, dans l’effectif, pour les remplacer, alors on a jonglé, demandé beaucoup à certains éléments. Au final, on n’a pas pu rivaliser avec nos adversaires directs dans les moments clés.

La saison précédente, les leaders offensifs avaient été pointés du doigt. Cette fois, on peut dire qu’ils ont rebondi. Êtes-vous d’accord?

C’est vrai. Il ne s’agit bien sûr pas d’une satisfaction totale, mais ils ont effectivement réagi et fait leur job. Compte tenu des circonstances, quelques hommes – trop peu – se sont retrouvés avec la responsabilité de tout le jeu offensif. Il a été compliqué pour les autres lignes de créer le danger.

À titre personnel, vous avez pris la courageuse décision de céder votre place sur le banc de la première équipe la saison à venir. Quels sont les premiers échos que vous avez eus depuis l’annonce de la nouvelle?

On m’a effectivement dit que c’était courageux, mais je n’ai pas tellement reçu de retours.

En tant que directeur sportif du club, vous êtes en charge de la construction de l’effectif pour la saison prochaine. À quoi en êtes-vous?

Pour l’heure, Baruchet, Borgeaud et Heim ont confirmé leur départ. Actuellement, je travaille beaucoup et sur de nombreuses pistes pour compléter le contingent, mais rien n’a encore été signé.

Quels profils recherchez-vous?

Tous les profils sont intéressants, qu’il s’agisse de leaders, d’éléments confirmés et avec expérience en 1re ligue, de jeunes qui sortent des juniors ou, alors, d’anciens du club.

 

 

Le tournoi international des jeunes annulé

Le HC Yverdon a d’ores et déjà annoncé dans un communiqué que la 5e édition de la Raiffeisen International Hockey Cup, tournoi des M13 et M15 prévu du 3 au 5 avril prochain, a été annulée «au vu de la situation actuelle du coronavirus».

«Il est clair que l’évolution de la situation n’est connue de personne, mais le comité ne veut pas prendre le risque de devoir annuler cette manifestation au dernier moment et d’assumer des pertes financières importantes. De plus, il n’y a aucune certitude quant à la présence des équipes étrangères engagées dans ce tournoi (trois équipes italiennes, deux équipes tchèques et une slovaque)», argumente le club.

Manuel Gremion