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Les bains entament leur révolution

3 mai 2016 | Edition N°1735

Yverdon-les-Bains – Le groupe Boas a présenté, hier matin, son avant-projet de rénovation du Centre thermal et du Grand Hôtel des Bains. Le chantier devrait débuter en septembre; il coûtera 23 millions de francs.

Vue aérienne du futur complexe. On y aperçoit, notamment, un troisième bassin extérieur (rond) et la future attraction, la rivière volante, prévue dans le parc. DR

Vue aérienne du futur complexe. On y aperçoit, notamment, un troisième bassin extérieur (rond) et la future attraction, la rivière volante, prévue dans le parc.

Le complexe Centre thermal-Grand Hôtel des Bains est entré dans une nouvelle ère. Le groupe Boas, qui gère le site depuis la fin de l’année dernière, a présenté, hier matin, son avant-projet de rénovation. Estimé à 23 millions de francs, le chantier est ambitieux. Les travaux s’étendront sur une période de cinq ans (2016-2020). Ils comprendront, entre autres, pour le Centre thermal qui sera modernisé, un troisième bassin extérieur, un nouveau restaurant, un doublement de l’espace consacré à la physiothérapie, le déplacement de l’espace détente, du fitness et de l’entrée principale, sans oublier -ce sera la grande nouveauté- une rivière volante (lire ci-dessous).

Le Grand Hôtel ne sera pas oublié et trois millions de francs seront consacrés à la rénovation de la salle Belle Epoque et du restaurant Le Pavillon, rebaptisé La Coupole. Une partie des chambres seront, également, remises au goût du jour. «Le but est de revaloriser l’ensemble des bâtiments, dont les premiers datent de 1732, et de leur redonner leur identité historique», a souligné Bernard Russi, directeur du groupe Boas. Les objectifs sont clairs. «Nous voulons faire passer la fréquentation du Centre thermal de quelque 300 000 à 400 000 visiteurs par an, précise Bernard Russi. Quant au taux d’occupation -catastrophique- de moins de 30% du Grand Hôtel, nous voulons le faire monter à 55%, dans une prévision prudente, voire à plus de 60%.»

Pas de fermeture

La maquette a été présentée, hier matin, au Grand Hôtel des Bains (de g. à dr.): Nuno Santos et Jacques Richter, du bureau d’architectes mandaté Richter Dahl Rocha et Associés, Bernard Russi, directeur du groupe Boas, Felipe Gonzales, directeur de Boas Construction, et Guy Lindt, directeur du Centre thermal et du Grand Hôtel des Bains. © Carole Alkabes

La maquette a été présentée, hier matin, au Grand Hôtel des Bains (de g. à dr.): Nuno Santos et Jacques Richter, du bureau d’architectes mandaté Richter Dahl Rocha et Associés, Bernard Russi, directeur du groupe Boas, Felipe Gonzales, directeur de Boas Construction, et Guy Lindt, directeur du Centre thermal et du Grand Hôtel des Bains.

A ce stade d’avant-projet, il reste encore de nombreux points à régler. «Nous avons un problème de stationnement. Si nous augmentons le nombre de visiteurs, il nous faudra davantage de places de parc», reconnaît Bernard Russi, qui s’est approché des EHNV voisins, dont le parking est saturé, afin de rechercher une solution commune. A relever encore que le Centre thermal restera ouvert durant toute la durée des travaux.

«Un lieu qui résonne des cris des enfants»

Dès la reprise de la gestion du Centre thermal, Bernard Russi avait annoncé qu’il souhaitait y réaliser une attraction phare, «ludique», afin d’attirer les familles, à l’image de ce que le groupe Boas a réalisé à Saillon avec la rivière thermale. Yverdon-les-Bains aura, donc, une «rivière volante», une structure inédite et innovante toute en hauteur, avec ses bassins et sa descente, au milieu des arbres, qui permettra de profiter, tout en le préservant, du parc plus que centenaire.

Dans le parc toujours, une place de jeu pour les enfants sera, également, aménagée. De plus, le groupe Boas envisage, à terme, de permettre aux petits de moins de trois ans d’accéder au Centre thermal, eux qui sont aujourd’hui interdits d’entrée. Enfin, une garderie sera ouverte, au 1er étage du bâtiment, pour les parents qui voudraient profiter, seuls, du fitness ou de l’espace détente.

Et à ceux qui regretteraient une certaine tranquillité, Bernard Russi a une réponse toute prête: «Je préfère un lieu qui résonne des cris des enfants qu’un lieu vide de visiteurs.»

Yan Pauchard