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Les EHNV, pionniers du dépistage

1 mai 2020 | Edition N°2726

Coronavirus – Le premier drive-in anti-Covid de Suisse romande a été inauguré par l’hôpital yverdonnois, hier.

Un drive-in d’un nouveau genre a été inauguré hier par les établissement hospitalier du Nord vaudois (EHNV). Au lieu du traditionnel burger, c’est un dépistage qui était au menu. Mais tout comme le McDrive de Montagny-près-Yverdon, il risque de faire fureur. Pas moins d’une dizaine de journalistes ont fait le déplacement pour découvrir le poste de la rue de l’Hôpital, à Yverdon-les-Bains. C’est qu’il s’agit là d’une première romande.

L’objectif? Faciliter le dépistage pour la population. «C’est une alternative plus simple et rapide au test effectué à pied dans une tente située à l’entrée de l’établissement», indique Jean-François Cardis, directeur général des EHNV.

Cinq minutes chrono

Concrètement, les patients devront d’abord évaluer leur situation en ligne via le Coronacheck. Seules les personnes présentant des symptômes peuvent ensuite prendre un rendez-vous pour le dépistage au drive-in. Une fois sur place, le patient doit d’abord s’identifier, puis un prélèvement est effectué par le personnel médical, sans que le potentiel malade ne sorte de sa voiture. En moins de cinq minutes, ce dernier peut repartir. Après trois heures, le résultat du test lui est indiqué. Le tout pour un montant de 120 francs, pris en charge par l’assurance maladie.

Les EHNV souhaitent ainsi faciliter l’accès au dépistage. La pénurie de tests est-elle donc complètement résolue? «Je ne vais pas vous cacher que c’est un travail de tous les jours de se les fournir, concède Aurélie Jayol, directrice des laboratoires. Mais notre stock est renouvelé chaque semaine donc je ne suis pas inquiète.»

Jean-Daniel Carrard, syndic de la Cité thermale, ne cache pas son enthousiasme face au drive-in: «C’est un super concept, estime-t-il. La Ville a appuyé ce projet et nous sommes fiers que la population yverdonnoise puisse bénéficier d’un dépistage facilité.»

Le dispositif s’adaptera en fonction de la demande et sera maintenu «aussi longtemps que nécessaire», conclut le directeur général en souriant.

Massimo Greco