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Les mesures de la droite sont attendues

8 janvier 2016

Yverdon-les-Bains – Annoncés pour la fin septembre dernier, les résultats de l’étude complémentaire sur le Plan directeur du stationnement demandée par la Municipalité, devraient être dévoilés la semaine prochaine. Selon nos informations, le déploiement progressif des zones macarons devrait reprendre dès ce printemps.

Il est difficile de trouver une place de parc dans les rues du quartier des Cygnes, à Yverdon. © Michel Duperrex

Il est difficile de trouver une place de parc dans les rues du quartier des Cygnes, à Yverdon.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que climat est des plus tendus lorsque la question du stationnement est abordée à Yverdon-les-Bains. Ainsi, il ne se passe bientôt plus une semaine sans que l’on entende parler de désaccords autour de l’épineuse question des places de parc dans la Cité thermale. Exemple, en septembre dernier, lorsque, excédés, des habitants de la rue de la Sablonnaire se sont mis à taper du poing sur la table. Huit places avaient, en effet, été marquées dans cette rue où le parking «sauvage» était jusqu’ici toléré, permettant le stationnement d’une vingtaine de véhicules. Les habitants, ne trouvant plus où se garer, déploraient avoir «perdu au change».

Colère au quartier des Cygnes

Autre quartier, même problème. Cette semaine, c’est dans le quartier des Cygnes que le ton se fait de plus en plus agacé. Un secteur de la ville où les habitants ont également vu des lignes blanches apparaître sur le bitume. «Ce n’est plus supportable et les gens sont révoltés! Nous ne savons plus où parquer nos voitures», lance une habitante qui, dès le petit matin, voit toutes les places de parc de sa rue prises d’assaut par des pendulaires. «Il y a des problèmes de stationnement depuis des années ici, confirme le vice-président de la Société de développement du quartier des Cygnes, Gérald Favre. Les gens travaillant en ville, ou allant prendre le train, viennent se parquer dans le quartier et piquent les places des riverains; et le problème s’est aggravé avec le marquage. Nous en avons déjà parlé à la Commune et tout ce que nous pouvons faire, c’est attendre sur la mise en place des macarons.» Un dispositif qui, normalement, selon le planning initial, aurait déjà dû être effectif. Mais, pour rappel, fin mars 2015, soit quelques semaines seulement après l’entrée en vigueur du système de macarons dans l’hypercentre, la nouvelle Municipalité, à majorité de droite, décidait de suspendre le déploiement dudit système dans les zones périphériques, initialement prévu pour le deuxième semestre de l’année dernière. Ceci afin de réaliser une étude complémentaire sur les effets des premières mesures et disposer «d’une vision fine plutôt que d’essuyer une suite de désagréments», avait alors justifié le syndic Jean-Daniel Carrard.

La fin du silence

Une enquête dont le résultat était attendu pour la fin septembre 2015. Mais, en ce début janvier 2016, toujours pas la moindre information quant aux résultats de ladite étude et, moins encore, sur les éventuels aménagements prévus pour le Plan directeur du stationnement. Un silence qui devrait, néanmoins, bientôt prendre fin. Car si, du côté de la cellule communication de la Ville, on se refuse au moindre commentaire, la municipale en charge du dossier, Valérie Jaggi Wepf, assure que «tout est prêt et que la suite donnée au Plan directeur du stationnement sera communiquée dans le courant de la semaine prochaine». Faut-il s’attendre à une révolution? Pas vraiment, mais plutôt à des ajustements, selon nos informations.

Déploiement progressif

Ainsi, d’après nos sources, le déploiement des zones macarons devrait être repris, toujours de manière progressive, à partir de ce printemps. Celui-ci sera accompagné d’autres mesures que sont, notamment, la mise en place de places spécifiques pour les véhicules des commerçants et des entreprises situées dans l’hypercentre, ainsi que la possibilité, pour les pendulaires du centre-ville, de stationner dans les parkings du Midi et du Centre sportif des Isles, ceci en plus des possibilités déjà existantes, soit les parkings de l’Hippodrome, de la Patinoire, et d’Y-Parc. Reste à savoir si ces mesures, qui restent à être confirmées par la Municipalité, suffiront à apaiser les nombreuses tensions en matière de stationnement à Yverdon-les-Bains. Réponse dans quelques jours.

Muriel Aubert

collaboration:

Raphaël Muriset