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Les présages sont bons

25 septembre 2018 | Edition N°2338

Le BC Yverdon, renforcé par l’Estonien Raul Must durant le week-end, a bien commencé le championnat avec une victoire et un nul à son actif.

«On connaît habituellement bien plus de peine à bien commencer la saison», rappelait Malika Golay, dimanche, au terme du premier week-end de championnat de LNA. La spécialiste de mixte du BC Yverdon et ses coéquipiers ont, pourrait-on dire en forçant un peu le trait, déjoué les pronostiques en réussissant leurs débuts. Samedi, ils sont allés s’imposer 5-3 à Zurich et, dimanche, ils ont concédé le nul 4-4 face à une bonne équipe de Tavel-Fribourg. Avec cinq points récoltés, les Yverdonnois se retrouvent en 2e position après deux rondes. Plutôt pas mal pour un «diesel».

Comme annoncé, le BC Yverdon peut compter sur toute une panoplie de mercenaires éligibles au coup par coup. Cette fois, en plus des habitués Jan Fröhlich – le Tchèque est entraîneur au club – et Matthew Nottingham – le Britannique a déjà disputé deux saisons au BCY –, l’Estonien Raul Must est venu défendre les couleurs nord-vaudoises. Au bilan du 79e joueur de la hiérarchie mondiale, une victoire aisée à Zurich et une défaite en trois manches devant l’Anglais Sam Parsons le lendemain. «J’ai trop mal commencé le match et il a fallu lutter pour revenir dans la rencontre, analysait celui qui découvrait les terrains yverdonnois à l’occasion de son simple contre Tavel-Fribourg. J’ai ensuite commis trop de grosses erreurs en début de troisième set. Je ne me suis pas senti autant en confiance que je l’aurais souhaité.»

Il faut dire que le n° 1 estonien affrontait un adversaire d’un niveau équivalent (80e mondial), même si les deux hommes ne s’étaient jamais rencontrés avant cela. Dommage, néanmoins, que le badiste de Tartu n’ait pas réussi à enchaîneur deux manches de même valeur, ce qui aurait pu permettre au BCY de remporter la rencontre.

Par amour du jeu

Arrivé samedi matin, peu avant le match à Zurich, Raul Must a apprécié son premier week-end suisse. «J’ai trouvé une équipe très soudée et des gens cordiaux», complimentait celui qui reviendra encore à quelques reprises mouiller le maillot yverdonnois durant la saison.

A 30 ans, le Balte a déjà connu les interclubs en République tchèque et en Allemagne. Cette saison, en plus d’évoluer en Suisse, il disputera également le championnat danois. Une nécessité pour garnir un peu le porte-monnaie. «Le plus difficile, ce sont les voyages. Cela demande beaucoup d’énergie, reconnaît celui qui est rentré au pays le dimanche même, en soirée. Au final, s’il ont fait cela, c’est avant tout pour le plaisir jouer.»

Manuel Gremion