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Les signatures pour le parking à 1000 places ont afflué
Pierre Gasser, président du Cappa, remet les 4584 signatures à la secrétaire municipale adjointe, Anne Rizzoli.

Les signatures pour le parking à 1000 places ont afflué

30 novembre 2023

Mobilité – Le Collectif Aménagement et Parking Place d’Armes, Cappa pour les intimes, a récolté 50% de signatures de plus que la limite légale. Les Yverdonnois seront vraisemblablement amenés à voter sur le parking.

C’est désormais officiel: la récolte de signatures du Collectif Aménagement et Parking Place d’Armes (Cappa) a abouti. À moins que plus de 1500 des 4584 paraphes récoltés par les initiants ne soient pas valables – ce qui semble tout bonnement impossible –, la population yverdonnoise sera appelée à se prononcer sur le parking de la place d’Armes.

Ce résultat est un vrai succès pour les initiants, qui ne devaient récolter que 3000 signatures environ. «On a reçu un très bon accueil des gens, s’est réjoui le président du collectif, Pierre Gasser. Les commerçants et les prestataires de services ont bien joué le jeu.» Comme une preuve de la facilité avec laquelle le Cappa a obtenu ces signatures, les membres du collectif ont déposé hier les paraphes à l’administration communale de la Ville. Soit six jours avant la fin du délai, fixé au 5 décembre. Les membres de Cappa estiment même que le nombre de signatures aurait pu être «doublé» si la population non yverdonnoise qui se rend régulièrement dans la capitale du Nord vaudois avait pu voter. C’est là un des enjeux du projet: le rôle de ville-centre d’Yverdon implique pour les initiants un nombre de places de parc conséquent. «De l’ordre de 1000 places», demande l’initiative populaire. Pour la Municipalité, 430 places au centre-ville à l’horizon 2050 suffisent.

Durant cette campagne de récolte de signatures, les membres de Cappa ont annoncé avoir remarqué que de nombreux Yverdonnois ne comprenaient pas vraiment où en était le projet. «Certains imaginaient que le projet avait déjà été voté, d’autres pensaient avoir déjà signé l’initiative, alors qu’il s’agissait de la pétition qui avait été lancée au printemps 2022, a imagé le président de Cappa. Il y avait beaucoup de fausses informations et on a dû apporter les vérités.» En prévision de la votation à venir, la gauche yverdonnoise s’est aussi mobilisée pour apporter sa vision du projet à la population.

Reste une question: un éventuel contre-projet de la Municipalité pourrait-il faire l’unanimité? «Nous restons ouverts à la discussion, a indiqué Pierre-André Michoud, vice-président du collectif. Je crois que c’est le moment d’être intelligents, et de chercher des solutions ensemble.»


Et maintenant, que se passe-t-il?

De nombreuses étapes doivent être franchies avant qu’une initiative populaire communale n’aboutisse et soit soumise au vote des habitants.

Dans un premier temps, le projet d’initiative doit être conforme: «L’initiative populaire permet de proposer au peuple la réalisation d’un projet relevant de la compétence du Conseil communal ainsi que l’adoption, la modification ou l’abrogation d’un règlement relevant du même Conseil», précise le Canton sur son site.

Les initiants doivent ensuite se constituer en comité et élaborer un projet de liste de signatures, sur laquelle figurent les changements demandés. Ce projet doit être validé par la Municipalité, qui s’assure de la légalité de la démarche.

S’ensuit la période de récolte de signatures. À l’exception de Lausanne, le nombre de paraphes nécessaires s’élève à 15% du corps électoral. Le Cappa vient de franchir cette étape.

La Municipalité a désormais deux semaines pour vérifier la validité des signatures. Elle devra ensuite informer la population de l’aboutissement de l’initiative, ainsi que le Conseil communal via un préavis, dans lequel elle peut proposer un contre-projet. La population sera finalement appelée à trancher dans les urnes.

Massimo Greco