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Les vins de la Ville font peau neuve

4 juillet 2018 | Edition N°2281

La Commune a décidé de moderniser les étiquettes de ses bouteilles. Le visuel n’avait pas bougé depuis vingt-sept ans.

Moderne, novateur, voire carrément ambitieux: le nouvel habillage des vins de la Ville s’inscrit dans son époque. Ajourées, les étiquettes laissent désormais apercevoir le précieux breuvage. Et c’est le «Y» d’Yverdon-les-Bains, qui apparaît en transparence, qui prête ses formes à cette robe revue et corrigée.

Ça n’a l’air de rien, mais cette opération relooking a impliqué un petit défi technique, puisqu’il a fallu s’assurer que les étiquettes, une fois découpées, pourraient être apposées correctement sur les bouteilles. «Le fabriquant de l’étiqueteuse nous le déconseillait franchement. Il y avait un risque qu’elles plissent», explique Olivier Robert, œnologue de la Cave des viticulteurs de Bonvillars (CVB), qui vinifie les trois cépages yverdonnois. Pas de quoi décourager les autorités, qui ont décidé de tenter le coup. Ce d’autant que l’étiqueteuse flambant neuve de la CVB, qui fabrique des étiquettes autocollantes, permettait de relever le défi.

Bonvillars. 03 juillet 2018. Cave de Bonvillars. Nouvel habillage des vins d’Yverdon. Olivier Robert, oenologue, Simon Guignard, vignerron, Sylvie Mayland, directrice de la cave, Sandro Rosselet, directeur du service des travaux, Anouk Danthe, conceptrice de l’étiquette et Marc-André Burkhard, vice-syndic d’Yverdon (g.à.d.). © Gabriel Lado

«Les étiquettes étaient vieillottes»

En misant sur cet habillage-là, la Municipalité a choisi la version la plus moderne proposée par la graphiste Anouk Danthe. La version classique du Château imprimé en or sur fond blanc, ils n’en ont pas voulu. Ni d’un visuel qui raconterait l’histoire des particularités de la Cité thermale. Désormais, les bouteilles véhiculent l’image d’une Ville dynamique et en pleine expansion, enracinée au bord de l’eau, puisque le «Y», par un jeu de miroir, rappelle le reflet du lac.

Pour Sylvie Mayland, directrice de la CVB, il est indéniable qu’un sérieux coup de jeune s’imposait. «Les étiquettes étaient vieillottes et péjoraient la qualité du produit», souligne-t-elle. Ce d’autant que, selon leur conceptrice Anouk Danthe, l’objectif est d’abord de mettre en valeur le vin: «Là, il est transcendé par l’étiquette, qui ne le cache pas.»

Caroline Gebhard