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L’intouchable Michael Randin règne sur la nocturne du Chasseron

17 février 2017 | Edition N°1937

Peau de Phoque – Le jeune trentenaire chavornaysan était le plus affûté, mercredi dernier, sur le Balcon du Jura.

Ci-dessus, Michael Randin arrive au Chasseron seul en tête. L’ancien cycliste d’Orbe a mis tout le monde d’accord quand la pente était la plus raide. ©Carole Alkabes

Michael Randin arrive au Chasseron seul en tête. L’ancien cycliste d’Orbe a mis tout le monde d’accord quand la pente était la plus raide.

Il n’y a pas eu besoin de recourir à la photo finish pour constater la supériorité de Michael Randin, avant-hier, lors de la 5e édition de la course nocturne Les Rasses – Chasseron. En effet, plus d’une minute a séparé l’ancien cycliste de la concurrence, après une montée à peau de phoque gérée à merveille, et conclue en 22’05. «J’ai su placer l’accélération au bon moment, dans la partie la plus raide, après la montée du téléski de la Petite Roche, expliquait le Chavornaysan, qui a remporté l’épreuve pour la première fois en trois participations. Ensuite, je savais qu’il ne me restait plus qu’à tenir l’effort jusqu’en haut, et ça a plutôt bien marché.»

Ses poursuivants ont reconnu avoir été surtout impressionnés par le départ canon du futur vainqueur, qui n’a également pas connu de pépin technique, à l’inverse d’Yvan Jeannerod : «J’ai perdu un ski ! Ça m’a bien fait égarer vingt secondes », racontait le randonneur de Fleury, qui a fini à la 3e place, n’ayant du coup pas pu réellement batailler avec Alex Dimitriou dans la lutte pour la 2e place.

Chez les dames, Joanie Pellet, d’Essertines, est arrivée la première au sommet, en 28’30. Elle aussi a terminé la course avec une avance conséquente sur ses poursuivantes.

A noter, chez les jeunes, la performance de Jim Breitler, 11 ans, de l’Auberson, qui améliore chaque année son chrono de cinq minutes. Le Nord-Vaudois a passé, mercredi dernier, en-dessous des 28 minutes.

Avec 189 participants

Le départ groupé aux Rasses. ©Carole Alkabes

Le départ groupé aux Rasses.

Les conditions d’enneigement pas idéales n’ont finalement pas gêné les coureurs, «même s’il fallait faire un peu attention où l’on passait, par endroit», admettait Michael Randin, tandis qu’Alex Dimitriou, certainement comme beaucoup d’autres, n’a pas gaspillé d’énergie à éviter les plaques de terre : «Honnêtement, j’étais tellement raide que je faisais même plus attention où je mettais les skis, je fonçais !» La chaleur accumulée sur le Balcon du Jura cette semaine n’aura heureusement pas perturbé le bon déroulement de la course, pour le bonheur des 189 participants, qui ont tous pu apprécier une bonne assiette de pâtes avant d’affronter la descente.

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