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Majid Pishyar quitte le comité du Golf

5 mars 2012

Après son départ du Servette Football Club (SFC), l’homme d’affaires iranien démissionne de la présidence du Golf Club de Vuissens, mais reste à la S.A.

Le fonctionnement du Golf Club de Vuissens ne semble pas menacé.

Majid Pyshar, président du Golf Club de Vuissens, et son bras droit G. Raccah, vice-président, ont démissionné du comité. Les membres du club ont été avertis samedi par leur capitaine. Intervenant à quelques jours d’une assemblée générale qui risquait de s’annoncer houleuse, ce départ devrait permettre de calmer les esprits.

Cela dit, Majid Pishyar est, et reste, actionnaire et président du Centre sportif du Château de Vuissens S.A., confirme Jacques Finkbeiner, l’actionnaire qui est à l’origine de la venue de l’homme d’affaires iranien dans l’enclave fribourgeoise: «C’est un investisseur. Nous avons un contrat sur plusieurs années. Jusqu’à maintenant, il a respecté toutes les échéances. Il a encore fait un versement de plusieurs centaines de milliers de francs en début d’année.»

Bientôt 100% du capital de la SA?

L’homme d’affaires iranien a pris le 10% du capital de la société anonyme qui est propriétaire de l’immobilier et des terrains. Il s’est engagé à acquérir la totalité d’ici 2013 ou 2014. Après son désistement à Genève, poursuivra-t-il le projet de Vuissens?

Jacques Finkbeiner en est persuadé. Majid Pishyar veut acheter des terrains pour étendre le golf à neuf trous supplémentaires et construire un hôtel. Plusieurs séances ont eu lieu l’automne dernier avec les autorités en charge du patrimoine, tant sur le plan cantonal que fédéral. Il s’agit en effet de trouver l’endroit idéal pour construire un hôtel.

Pour Jacques Finkbeiner, les interventions de l’homme d’affaires iranien au SFC et à Vuissens ne sont pas comparables: «Au Servette, il a agi comme un mécène qui devait débourser 600 à 700 000 francs par mois, sans soutien de tiers. A Vuissens, ce sont des projets d’investissement. Au niveau de la S.A., il a rempli toutes ses obligations selon le plan de marche.» Et l’actionnaire historique d’affirmer que si l’homme d’affaires iranien venait à renoncer, les sept autres actionnaires de la S.A. répondraient présent: «Nous continuerons à soutenir le club comme on l’a fait depuis le début. On est prêts à assumer et on assumera la suite, même à long terme.»

 

Un autre plan pour l’assainissement?

Le Golf Club de Vuissens doit assainir sa situation financière -une dette de plus de deux millions de francs envers la S.A.-, mais il n’y a pas d’urgence. L’an dernier, le compte d’exploitation s’est soldé par un résultat positif, après paiement d’un loyer de 430 000 francs. La démission de Majid Pishyar de la présidence du Golf Club permettra sans aucun doute de calmer les esprits. En effet, l’homme d’affaires iranien avait promis de recruter des sponsors. Les membres du Club n’ont rien vu venir. Ceux qui étaient réticents à confier la présidence à un inconnu, pensent désormais qu’il faut étudier une autre solution.

Isidore Raposo