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«La manière m’importe très peu»

15 février 2017 | Edition N°1935

Football – LNA féminine – Yverdon Féminin affronte Grasshopper, samedi, pour la reprise du championnat. Pour l’entraîneur Frédéric Mauron, l’objectif est clair : le maintien à tout prix.

Frédéric Mauron aborde le deuxième tour du championnat avec le sourire. ©La Région

Frédéric Mauron aborde le deuxième tour du championnat avec le sourire.

L’heure de la reprise a sonné pour Yverdon Féminin. Après un peu plus de trois mois éloignées des terrains de LNA, les protégées de Frédéric Mauron se déplacent à Zurich, samedi (coup d’envoi à 18h), pour y affronter Grasshopper. Un match de reprise à enjeu face à un adversaire direct dans la course contre la relégation. Préparation hivernale, mercato, Coupe de Suisse et ambitions renouvelées : on fait le tri, on fait le point.

Le mercato hivernal

L’hiver n’a pas été de tout repos pour le staff d’YF. Pour combler le départ surprise de l’attaquante Camille Surdez, qui a préféré poursuivre sa carrière avec Young Boys (YB), la formation de la Cité thermale a enregistré l’arrivée de trois joueuses : l’attaquante Veronica Maglia (YB), l’arrière centrale Anaïs Apostolov (YB) et la gardienne Laura Droz (Ostermundigen, 2L). «Veronica est le vrai renfort que nous attendions, relève Frédéric Mauron. Elle a joué à un niveau professionnel en Italie. C’est une attaquante pleine de maturité, qui aime le jeu collectif. Son association avec Qendresa (ndlr : Krasniqi) promet de faire des étincelles. Quant aux deux autres arrivées, ce sont des jeunes joueuses en développement. Leur réel apport sera mesurable à moyen terme.»

La préparation

«Les terrains étaient fermés entre le 9 janvier et le 7 février. Nous avons couru dans tout le canton pour taper un peu dans le ballon. Résultat : la préparation s’est axée surtout sur le travail physique, ce qui est finalement assez positif», explique l’entraîneur.

Lors des matches amicaux, avec deux victoires pour deux défaites -toutes contre des équipes de LNB-, l’équipe a alterné le bon et le moins bon. «Je garde surtout en mémoire notre succès 6-2 face à Aïrele- Lignon, samedi dernier. Dans l’ensemble, je suis satisfait de l’état d’esprit affiché par mon équipe et de l’intégration des nouvelles recrues.»

Le contingent

Avec 26 joueuses à disposition, Frédéric Mauron peut compter sur un effectif fourni : «C’est une aubaine pour moi. J’ai la chance de diriger un groupe solidaire, où tout le monde se bat pour gagner sa place. Il y a des joueuses qui vont probablement disputer tous les matches, d’autres qui ne jouerons pas une minute. Qu’importe, elles s’entraînent toutes avec la même envie. J’aimerais même qu’elles jouent les rencontres avec le même plaisir et le même impact qu’à l’entraînement», sourit le Nord-Vaudois.

L’objectif de fin de saison

Pas le temps de terminer la question que la réponse fuse : «C’est le même depuis le début : le maintien. La manière m’importe très peu. Même si cela doit passer par les barrages, même si on marque à la 92e de notre dernier match, je m’en fous. Yverdon Féminin a sa place dans l’élite, et doit la conserver», insiste, avec la détermination qui lui est chère, le jeune quinquagénaire.

La Coupe de Suisse

C’est le deuxième objectif de fin de saison pour YF. «Nous allons affronter une équipe de LNB (ndlr : Aarau) pour une place en demi- finale. Si nous nous qualifions, il restera trois grosses équipes en plus de nous. A nous de créer l’exploit.» Une prouesse que la nouvelle recrue Veronica Maglia verrait d’ailleurs d’un bon oeil : «Elle a perdu les cinq finales qu’elle a disputées. Elle a fait de la Coupe l’une de ses priorités», raconte son entraîneur.

Le prochain match

Neuvième et avant-dernière, la formation yverdonnoise affronte Grasshopper, qui la précède au classement, samedi. Avec Young Boys, Soleure et Staad, l’équipe zurichoise est l’un des adversaires directs d’Yverdon Féminin dans la lutte contre la relégation. «Dans notre position, on ne peut pas se permettre de se focaliser sur le classement. D’ailleurs, cela ne nous a jamais souri. Si on s’incline, on ne va pas en faire une montagne. Ce n’est pas -encore le match de la dernière chance», conclut Frédéric Mauron.

Frédéric Mauron aborde le deuxième tour du championnat avec le sourire. La Région

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