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Max Studer Intérim passe en mains françaises

30 octobre 2014

Créée il y a un peu plus de vingt-cinq ans et active dans toute la Suisse romande, la société Max Studer intérim a été acquise par le groupe français Leader intérim.

Max Studer et Tania Fromentin s’apprêtent à faire le grand saut. Le Centre équestre bénéficiera de leur passion pour le cheval. © Raposo

Max Studer et Tania Fromentin s’apprêtent à faire le grand saut. Le Centre équestre bénéficiera de leur passion pour le cheval.

Fondée en février 1989, la société Max Studer Intérim, spécialisée dans la recherche et le placement de personnel temporaire et fixe, passe en mains françaises. En effet, cette société familiale -dont les actionnaires sont Max Studer et sa soeur Tania Fromentin-, a été vendue à Leader Intérim, acteur important de la branche, que détient l’homme d’affaires Jean-Philippe Papin. Ce dernier n’est autre que le frère du célèbre footballeur Jean-Pierre Papin. Son groupe est d’ailleurs le sponsor du club de basket Chorale Roanne (Pro A), et du Dijon Football Côte d’Or (D 1).

Une bonne taille

Cette transaction permet au Groupe Leader d’entrer sur le marché suisse du travail temporaire. La transaction s’opère par la vente de MSI Holding S.A., une société qui détient le cent pour cent du capital de Max Studer Intérim S.A.

Active dans tous les domaines de l’emploi, la société Max Studer Intérim S.A. occupe vingt-six collaborateurs dans ses bureaux d’Yverdon-les-Bains, Lausanne, Genève et du Sentier. Cette société familiale gère, en fonction des demandes saisonnières, entre 300 et 700 collaborateurs intérimaires.

Le Groupe Leader, basé dans la région parisienne, a été fondé en 1992 par Jean- Philippe Papin, qui en est toujours le PDG. Il occupe 350 collaborateurs permanents dans une centaine d’agences réparties sur tout le territoire français. Neuvième groupe français de la branche et troisième indépendant, il gère quelque 6500 intérimaires et travaille avec autant d’entreprises clientes.

Croissance continue

Le nouveau propriétaire de Max Studer Intérim a connu une forte croissance ces dernières années. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 281 millions d’euros (340 millions de francs) l’an dernier, en progression de 17% par rapport à 2012.

Le Groupe Leader a connu une croissance continue depuis sa fondation, passant de huit agences en région parisienne, Centre et Charente en 1992, à 45 en 2002, et une centaine aujourd’hui. Ce groupe est au bénéfice de nombreuses certifications et il a été, en 2006, la première entreprise française de travail temporaire à obtenir la qualification OHSAS 18001 (Santé et sécurité au travail). En vertu de la législation française, elle fonctionne également comme agence d’emploi, contribuant donc à soutenir les chercheurs d’emploi. Ce groupe se targue également de faire bénéficier ses collaborateurs de nombreux avantages sociaux et d’une participation aux bénéfices.

Le directeur reste

Pour les collaborateurs de Max Studer Intérim, qui ont été informés hier, les choses se présentent bien. En effet, le directeur Thierry Tétaz, qui s’est beaucoup engagé ces dernières années, reste non seulement à leur tête, mais il devient actionnaire. Par ailleurs, Max Studer aidera à la transition: «Je vais rester quelques mois pour accompagner M. Tétaz dans la nouvelle structure. Nous veillerons à ce que la passation s’opère en douceur.» Max Studer conserve par ailleurs la présidence de MSI Holding et de Max Studer Intérim S.A.

 

L’avenir de Max Studer au Centre équestre

La passion du cheval

Qui trop embrasse mal étreint, dit le proverbe. C’est aussi ce que s’est dit Max Studer. Partagé entre l’entreprise qu’il a fondée, et sa passion pour le cheval, véritable héritage familial, il a choisi. En effet, le Centre équestre d’Yverdon-les-Bains, qu’il compte encore développer, lui prend passablement d’énergie. Il a décidé de s’y consacrer pleinement. L’hypothèse de l’intégration dans un groupe plus grand était analysée depuis longtemps et les discussions avec Leader Intérim remontent à deux ans. «Il était important que nous trouvions une solution qui garantisse à nos collaborateurs de conserver leur travail et d’assurer la pérennité de l’entreprise. Le nouveau propriétaire va pouvoir s’appuyer sur de l’existant et développer l’entreprise», explique Max Studer.

Isidore Raposo