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Maxime Brenet se sent déjà comme à la maison

7 avril 2017 | Edition N°1972

Football – 1re ligue – Directement propulsé titulaire, le nouveau portier d’YS semble se plaire au Stade Municipal.

Perfectionniste et ambitieux, le gardien français a atterri au bon endroit. ©Carole Alkabes

Perfectionniste et ambitieux, le gardien français a atterri au bon endroit.

Il a très vite adapté son rythme de vie à ses nouvelles responsabilités, Maxime Brenet. La seule recrue hivernale d’Yverdon Sport a légèrement baissé son taux d’activité au travail qu’il exerce à Neuchâtel, ce qui lui permet de rester actif professionnellement tout en disposant largement du temps nécessaire pour se perfectionner dans son rôle de gardien. «J’ai connu des joueurs professionnels qui n’avaient que le football comme obligation. Beaucoup arrivaient sans énergie à l’entraînement, ils ne parvenaient pas à garder une bonne hygiène de vie. Travailler le matin et pouvoir se concentrer sur le sport le reste du temps, à ce niveau, pour moi, c’est l’idéal», explique l’exportier du Mont, qui s’entraîne individuellement chaque jour, avant d’être rejoint par ses coéquipiers.

Le petit pas en arrière que le Français a fait en arrivant au Stade Municipal est largement compensé par la qualité des infrastructures du club. «Je connais plus d’une équipe de Challenge League qui ne possède pas ce qu’on a ici», lance celui qui aurait dû se retrouver en concurrence avec Ludovic Zwahlen pour la place de numéro 1. Le second nommé s’étant blessé, Maxime Brenet s’est immédiatement vu propulser titulaire. «Cela va faire très cliché, mais le malheur des uns fait le bonheur des autres.»

La blessure du gardien qui a défendu les cages d’YS cet automne ne fait, pourtant, les affaires de personne : «Je connais encore assez mal Ludovic, mais il m’a l’air d’être un gars bien. On m’avait promis une rivalité saine et cela partait vraiment dans ce sens. Cette concurrence, elle est nécessaire. Sans ça, même inconsciemment, on en fait un peu moins, on baisse d’un ton.»

Cela n’empêche pas Maxime Brenet de réaliser un début de tour tout à fait correct, malgré la situation délicate traversée par Yverdon ces dernières semaines. «On peut toujours faire mieux, réagit-il. Je n’ai pas encore connu le moindre blanchissage, c’est la preuve que la marge de progression est encore importante.»

Surtout que celui qui s’est entraîné avec Xamax pendant ses six mois d’inactivité, entre son départ du Mont et son arrivée dans la Cité thermale, a rapidement vu Philippe Perret, un coach qu’il connaissait bien, être remercié. «C’est le foot, soupire-t-il. C’est dommage, j’avais de bons liens avec Philippe, pour l’avoir côtoyé à Fribourg, notamment, mais c’est comme ça. Anthony Braizat ? J’aime beaucoup son discours et sa vision du football. On voit qu’il connaît bien le championnat français, où il y a quand même une toute autre intensité. Il peut clairement nous permettre d’accéder à nos objectifs.»

Car si le dernier rempart de 25 ans a choisi de prendre le chemin d’Yverdon, c’est aussi que le club est ambitieux : «Nos aspirations, tout le monde les connaît. Mais on sait que cela sera compliqué. Regardez Baden, ça fait bientôt dix ans qu’ils veulent monter, ils sont toujours là. Notre coach le dit très bien, la meilleure stratégie, c’est de prendre match après match. Là encore, c’est cliché, mais c’est la seule chose qui fonctionne. Et le prochain, c’est Martigny, où il y aura trois nouveaux points à prendre et la possibilité de prouver qu’on monte en puissance», conclut celui qui compte bien garder sa cage inviolée pour la première fois sous le maillot des Verts.

 

L’avant-match
Le point avec les équipes de la région

 

Promotion League
Bavois – Zurich II, samedi à 17h aux Peupliers.

«On s’attend au même genre de match que face à Sion II le weekend dernier. Une équipe jeune, qui fait bien tourner le ballon. On a une belle série à poursuivre, il faudra être capable de faire aussi bien que ces trois dernières rencontres», commente l’entraîneur Bekim Uka, avant de recevoir Zurich, dont le nombre de points et le goal-average sont quasi identiques à ceux des Sédunois. A l’exception de vingt minutes compliquées, les Bavoisans avaient réussi une performance très encourageante contre les Valaisans. Ils savent, donc, exactement ce qu’ils ont à faire. Enrico, qui reprendra l’entraînement lundi, Ombala et Basha sont toujours blessés.

 

1re ligue – Groupe 1
Yverdon Sport – Martigny, samedi à 17h30 au Stade Municipal.

Anthony Braizat a aimé la réaction de ses hommes à l’entraînement cette semaine, après la victoire compliquée obtenue à La Sarraz dimanche dernier. Désormais, le technicien français aimerait que ses hommes contrôlent mieux leurs émotions et soient plus sereins. Il en appelle à la communion avant la rencontre de demain : «Je veux qu’on ait tous une idée identique concernant nos objectifs.» Le message est clair avant de recevoir Martigny, un nouveau match clé dans la montée en puissance des Yverdonnois ce printemps. Pour cette rencontre, les Verts seront privés d’Eleouet, Lusuena, Rushenguziminega, Zwahlen et Khelifi, blessés, mais récupèrent Chappuis. Deschenaux est, lui, incertain.

Florian Vaney

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Rédaction