Logo

Michel Ruchat rêve d’un temple de l’unihockey dans la région

10 juillet 2014

Unihockey – Nommé président pour la Romandie au sein de la fédération suisse, l’Yverdonnois aborde son mandat du boulot plein les mains et des idées plein la tête pour développer la pratique de sa discipline.

Il n’y a rien que Michel Ruchat aime plus que jouer de son violon d’Ingres, l’unihockey.

Il n’y a rien que Michel Ruchat aime plus que jouer de son violon d’Ingres, l’unihockey.

Faire construire une salle totalement dédiée à la pratique de l’unihockey, quelque part dans la région : voilà ce qui trotte dans la tête de Michel Ruchat. Une perspective farfelue, dans un coin de pays où cette discipline est loin d’être aussi importante qu’outre-Sarine ? L’Yverdonnois retourne le problème. «C’est au contraire le manque de structures qui entrave le développement de l’unihockey. A Schonbühl, dans le canton de Berne, un projet intercommunal a été réalisé pour 2,5 millions de francs. C’est intéressant. Pourquoi pas une arena chez nous aussi ?»

Une autre oreille

Michel Ruchat a toujours une idée derrière la tête. Et l’homme est plus qu’un doux rêveur. Lorsqu’un projet l’anime, il sait se décarcasser pour le mener à bien. Nommé président de la Région I, soit la Romandie, au sein de Swiss Unihockey, il espère désormais «être écouté d’une autre oreille». Notamment au moment de «vendre» le temple de l’unihockey qu’il imagine ? «Je vais aller à la rencontre des autorités, entamer des discussions», promet-il.

Mais même avant d’intégrer la fédération, Michel Ruchat savait se faire entendre de ceux qui décident. Alors président de l’UC Yverdon, il était l’un des responsables de club de la Cité thermale les plus proactifs sur la question de la construction de la salle des Isles. Il a aussi joué un rôle capital dans l’organisation de rencontres internationale entre les équipes de Suisse et de Tchéquie, en 2013. Sans parler du fait qu’il officie en tant que coordinateur du Challenge des Bains, un tournoi qui réunit chaque année des équipes de tout le pays à Yverdon.

Le mieux placé

C’est dire si, sans que cela soit fait à dessein, Michel Ruchat s’est profilé pour le poste qui vient de lui être attribué. «Avec le réseau que j’ai tissé, je pense être le mieux placé pour relever ce défi», reconnaît-il. En tant que président de la Région I, il sera le visage de l’unihockey romand, mais son rôle ne sera pas limité à de la représentation. «Ma première mission sera de former, ou de réactiver, les diverses association cantonales», précise-t-il. Soit créer des structures. Encore.

Car, en Romandie, la discipline en a bien besoin pour combler le retard accumulé sur la Suisse alémanique en termes d’unihockey. La discipline compte désormais plus de 30 000 licenciés dans le pays, dont seulement quelque 3000 de ce côté de la barrière de röstis, selon une estimation de Michel Ruchat. Aucune équipe romande n’évolue en LNA ou en LNB. Autant de dossiers sur lesquels il veut travailler.

Son mandat est de deux ans, renouvelable. «Cela représente grosso modo un 30%, accompli à titre bénévole», précise-t-il, motivé. A 63 ans, pré-retraité de ses activités dans le tourisme régional depuis le mois de mars, l’Yverdonnois a de l’énergie à revendre. C’est l’unihockey romand qui va en profiter.

L’Euro Tour à Yverdon ?

Michel Ruchat espère qu’Yverdon soit choisi pour accueillir l’Euro Floorball Tour 2016, soit une compétition annuelle qui réunit les quatre grandes nations de l’unihockey (Suède, Finlande, Tchéquie et Suisse). «Avec, pourquoi pas, un ou deux matches ailleurs en Suisse romande», glisse-t-il.

Lionel Pittet