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«Je n’ai pas décidé si je continue à jouer»

23 juin 2017 | Edition N°2023

Football – Xavier Margairaz est toujours dans l’expectative quant à son avenir. Le Nord-Vaudois attend d’avoir toutes les options en main pour faire un choix.

Le meneur de jeu né à Orbe a inscrit deux buts et distillé une passe décisive en 627 minutes de jeu, la saison écoulée avec le Lausanne-Sport, en Super League. C’est un goal de plus, mais huit assists de moins que l’exercice précédent, en Challenge League et en 2064 minutes sur le terrain. ©Champi-a

Le meneur de jeu né à Orbe a inscrit deux buts et distillé une passe décisive en 627 minutes de jeu, la saison écoulée avec le Lausanne-Sport, en Super League. C’est un goal de plus, mais huit assists de moins que l’exercice précédent, en Challenge League et en 2064 minutes sur le terrain.

Xavier Margairaz aura passé deux années sous la direction de Fabio Celestini au Lausanne- Sport. La saison du retour en Super League, puis celle du maintien. A 33 ans, le génial gaucher de Valeyres-sous-Rances est à un nouveau tournant de sa carrière. L’ancien demi de l’équipe de Suisse se confie sur son avenir.

 

Xavier Margairaz, comment avez-vous vécu ces deux exercices à Lausanne ?

Le premier a tout bonnement été incroyable. Il y avait énormément de Vaudois dans l’effectif, et le projet imaginé a parfaitement fonctionné. Humainement, j’ai fait partie d’un groupe comme je n’en ai rarement eu durant ma carrière. Une des meilleures preuves de cela est le premier match de championnat, quand on s’est imposés 5-4 contre Bienne, alors qu’on perdait 4-1. Cela ne pouvait qu’annoncer une suite exceptionnelle. Sur un plan personnel, j’ai connu une saison plutôt bonne, sans être hors du commun, lors de laquelle j’ai délivré plusieurs passes décisives.

 

On imagine que la saison écoulée a été plus difficile à vivre…

Il y a eu pas mal de changements dans l’effectif, on s’est retrouvés à 28 joueurs et, pour ma part, ça a été compliqué. Je n’ai été que trois fois titulaire, toujours au premier tour, puis j’ai surtout fait des rentrées en cours de match. Ça n’a pas été évident de trouver le rythme, car rien ne remplace la compétition. C’est dommage, parce que j’avais très bien entamé le championnat, notamment en marquant contre Sion et Saint-Gall, puis j’ai été expulsé contre Bâle. Finalement, c’est la première fois que je me suis retrouvé autant sur le banc. J’ai dû apprendre à gérer cela.

 

On sait depuis la fin du dernier championnat que le Lausanne-Sport ne vous conservera pas. Quels sont vos plans pour l’avenir ?

Honnêtement, je n’en sais encore rien. Je n’ai pas décidé si je vais continuer à jouer au football ou si je vais arrêter. J’ai déjà passé pas mal de diplômes d’entraîneur, cela pourrait être une piste.

 

A quel niveau vous verriez-vous entamer votre carrière de technicien, si c’est l’option pour laquelle vous optez ?

Je pense qu’il faut débuter avec les jeunes avant tout, puis voir ensuite où cela nous mène. Pour franchir les prochains paliers au niveau des diplômes, je devrai dans tous les cas commencer à entraîner. Cela dit, je le répète, rien n’est décidé quant à mon avenir. Joueur, entraîneur ou tout autre chose, c’est encore très vague. Je vais y réfléchir. Cela dépendra aussi des possibilités qui s’offrent à moi. Je dois aussi définir si je suis toujours motivé à 200% à jouer, dans le cas où je recevrais des propositions intéressantes. A l’heure actuelle, il n’y a rien de concret.

 

Combien de temps vous laissez-vous avant de trancher ?

Je ne veux pas me fixer de date. Je vais laisser les choses venir, on verra bien.

 

Y a-t-il tout de même une tendance vers laquelle vous penchez ?

Franchement, pas pour le moment. C’est encore trop tôt.

 

Venir jouer à un niveau inférieur, par exemple en Promotion League dans un des deux clubs nord-vaudois (Yverdon Sport et Bavois), c’est quelque chose que vous pourriez imaginer ?

Je n’y a pas encore vraiment pensé, car je n’ai rien eu de concret non plus à ce propos.

 

Et retenter une expérience à l’étranger (ndlr : Xavier Margairaz a déjà évolué à Osasuna, en Espagne), est-ce quelque chose d’envisageable ?

Oui, c’est également une des options. Je pourrais tout à fait imaginer me retrouver en deuxième division espagnole, ou alors aller découvrir des pays comme les Etats-Unis ou le Japon, par exemple. Dans tous les cas, ma décision dépendra aussi de ma famille et de l’environnement dans lequel mes enfants pourront évoluer. Mais là aussi, je n’ai encore reçu aucune offre concrète.

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Manuel Gremion