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«On est fiers de devenir la capitale du canton»

13 mai 2020 | Edition N°2731

Yverdon-les-Bains – Les députés ont fait leur rentrée des classes, hier, à La Marive, pour le plus grand bonheur des élus locaux.

À l’affiche de la salle polyvalente, hier après-midi: séance du Grand Conseil vaudois. Le programme était peut-être moins ludique qu’un loto, et pourtant, à l’entrée, il y avait foule. «Eh mais salut», lance joyeusement un député en voyant un collègue lui faire un signe de loin. Si les embrassades et les poignées de main étaient bannies, les retrouvailles n’en ont pas été moins chaleureuses. «L’arrivée, c’était le moment que je craignais le plus», confie le médecin cantonal, Karim Boubaker, soulignant le fair-play des députés soumis à un devoir d’exemplarité.

«On est contents de se revoir, car ça fait depuis le mois de mars qu’on ne s’est pas croisés», explique, de son côté, Pierre Dessemontet (PS), après avoir salué le syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard (PLR). Les deux édiles de la Cité thermale avaient le sourire aux lèvres hier. «Je suis très heureux et fier que la deuxième ville du canton devienne, durant trois séances le siège du Grand Conseil, donc la capitale du canton», poursuit le socialiste. «Les visioconférences, c’est bien mais c’est compliqué quand on a des documents à faire passer, renchérit Jean-Daniel Carrard. On est doublement contents aujourd’hui, car on siège à nouveau et surtout chez nous, ce qui est une première. Cela montre que La Marive est multifacette.»

Il ajoute que la salle pourrait répondre aux besoins des sociétés pour les assemblées générales, des conseils communaux, voire du Parlement fribourgeois. Il faut dire que l’entreprise nord-vaudoise Sonomix, mandatée pour organiser ce rendez-vous officiel, a pris toutes les mesures sanitaires et sécuritaires nécessaires, tout en filmant les débats. Ainsi, la seule chose qui a fait défaut aux élus au final était une prise sous leur bureau.


«On ne veut pas un retour à la normale»

Les activistes d’Extinction Rebellion ont aussi refait surface… avec des masques. Une trentaine de militants, représentant le personnel médical, les jeunes et les seniors, sont venus montrer qu’ils ne voulaient pas un retour à la normale. «La première menace sur la santé, c’est le changement climatique, affirme Rodan Burry. On est venus en petit comité pour respecter les normes, mais on a dispersé des chaussures pour symboliser ceux qui auraient voulu venir.»

Christelle Maillard