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Pas de geste commerçant pour YF

9 octobre 2019 | Edition N°2598

Les filles d’Admir Bilibani se sont inclinées 2-5 face à une équipe composée de quinze patrons et employés du centre-ville d’Yverdon-les-Bains, lundi soir, lors d’un match amical de deux fois quarante minutes.

«Il est pas un peu serré, ton maillot?» «C’est parce qu’ils n’ont pas l’habitude des joueurs de mon gabarit!» L’ambiance était détendue, lundi au stade municipal, lors de la rencontre qui opposait la «une» d’Yverdon Féminin aux commerçants du centre-ville de la Cité thermale. «Ce genre de match permet de créer un lien entre les joueuses et les tenanciers et employés des commerces d’Yverdon-les-Bains, soulignait l’entraîneur d’YF, Admir Bilibani. Nous essayons d’ailleurs de faire régulièrement des sorties en ville avec l’équipe, car une partie des joueuses viennent d’ailleurs et cela les amène à s’identifier à la région.»

Pour les commerçants, il s’agissait avant tout de passer un bon moment entre collègues en dehors du travail, mais aussi – un peu – de prendre leur revanche sur les Yverdonnoises, qui les avaient battus 7-1 l’année passée. Ils avaient donc décidé de mettre toutes les chances de leur côté, allant même jusqu’à s’entraîner la semaine précédente. «Nous nous sommes retrouvés avec une partie de l’équipe pour un petit match, histoire de nous préparer un peu», révélait Olivier Freymond, patron du Trèfle Gourmand. Celui-ci avait fait le déplacement avec son fils et son neveu, ainsi que quelques employés. De quoi composer plus de la moitié de l’équipe! «Nous avons exceptionnellement fermé le restaurant, car il n’y avait plus assez de personnel disponible», rigolait Fabio Mulliri.

Une pelouse de luxe

Sur le terrain, les commerçants se sont tout d’abord lancés dans un Haka revisité, avant de se jeter corps et âme dans le match. Un engagement qui a payé, puisque l’équipe invitée – dont certains éléments jouent encore de temps à autre en club – s’est imposée 5-2 face aux Yverdonnoises.

Auteur d’un triplé et membre de la délégation du Trèfle Gourmand, Maxime Jotterand avait toutefois le triomphe modeste: «L’important, c’était de pouvoir passer une soirée sympa entre amis et de socialiser avec ceux que l’on ne connaissait pas.» Son collègue Fabio Mulliri, attaquant du FC Poliez-Pittet, ne manquait pas, quant à lui, de souligner les qualités de ses adversaires du jour, qui avaient pour mot d’ordre d’éviter de se blesser: «J’ai été impressionné par les relances des Yverdonnoises et la façon dont elles construisent le jeu depuis l’arrière. Elles voient tout de suite les ouvertures. De plus, elles communiquent énormément et semblent se trouver pratiquement les yeux fermés.»

Et les deux compères de glisser avec un sourire: «Ce qui est aussi cool, dans un match comme cela, c’est de pouvoir fouler une telle pelouse. Ça nous change de nos champs de patates habituels!»

Muriel Ambühl