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Premier prix pour La Tournelle

25 juin 2019 | Edition N°2525

Colombier (NE) / Orbe – Six troupes se sont affrontées sur les planches pour décrocher le prix de la Fédération suisse des sociétés théâtrales. Et ce sont les comédiens urbigènes qui ont rapporté le trophée à la maison.

«Nous fêtons nos dix ans cette année. On peut dire que nous avons reçu un merveilleux cadeau!», se réjouit Christine Cornu, membre de la troupe de théâtre amateur de La Tournelle, à Orbe. Car cette dernière a remporté le Grand Prix de la Fédération suisse des sociétés théâtrales d’amateurs, à l’issue d’une compétition organisée vendredi et samedi derniers à Colombier (NE) et soutenue notamment par la Confédération.

Avant de pouvoir monter sur les planches neuchâteloises, les comédiens du cru ont dû passer le cap des sélections. En effet, les membres du jury se sont déplacés dans les différents théâtres romands l’an dernier afin de dénicher les meilleurs artistes du moment. Après les avoir convaincus, la troupe urbigène s’est donc retrouvée en finale avec cinq autres compagnies.

Les acteurs de La Tournelle ont présenté Théâtrogramme, de Jean-Paul Alègre. «C’était assez stressant, car nous avions des horaires très précis pour notre passage. Nous avions très peu de temps pour nous installer. Et si le Théâtre de Colombier est splendide, la scène est aussi beaucoup plus grande que la nôtre. Nous avons dû prendre nos marques. Curieusement, j’ai été très stressée avant notre passage, mais une fois lancée, ça a été, confie Christine Cornu. Le jury a dit que le vote était très serré entre nous et la compagnie du Vide-Poche, de Lausanne, qui a fini deuxième.» L’artiste précise encore que le panel d’experts a estimé que le spectacle était «de très bonne qualité», tout comme le jeu de lumières et celui des comédiens. «C’était la seule pièce un peu café-théâtre», relève-t-elle.

Entouré de leur metteur en scène Doris Naclerio et de deux techniciens, la dizaine d’acteurs de La Tournelle n’avaient encore jamais participé à un tel challenge. Gageons que cette première expérience, couronnée de succès, ne sera pas la dernière. Mais est-il possible de faire mieux?

Christelle Maillard