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«Presque comme si j’y étais comme athlète»

8 janvier 2020 | Edition N°2657

La pilote de BMX de Provence Christelle Boivin fait partie du Conseil des athlètes de Lausanne 2020, qui porte et promeut les valeurs de l’évènement. Elle s’apprête à vivre deux semaines intenses.

Elle n’a pas encore connu le bonheur de participer à des Jeux olympiques, mais elle rêve de pouvoir en être à l’avenir. À 22 ans, Christelle Boivin demeure une jeune sportive pleine d’avenir, mais qui a aussi acquis un certain bagage. Un vécu qu’elle partage depuis quelques mois dans les classes, en tant que membre du Conseil des athlètes des JO de la jeunesse. «Pouvoir transmettre mon expérience et la passion pour le sport dans le cadre de Lausanne 2020, ça me réjouit presque comme si j’y étais comme athlète», s’enthousiasme-t-elle, impatiente que les Jeux commencent.

Lausanne 2020 a misé sur de nombreux sportifs vaudois, suisses et d’ailleurs, encore en activité ou non, pour assurer la promotion de l’évènement auprès de la population et, avant tout, des enfants. Christelle Boivin a le plaisir d’en faire partie. «Je bénéficie du soutien de l’association Cookie, qui vient en aide aux sportifs et au sein de laquelle ma marraine se trouve être Virginie Faivre, présidente des JOJ de Lausanne. Je connais également bien Anne-Sophie Thilo, présidente du Conseil des athlètes. C’est elle qui m’a proposé de rejoindre l’équipe», souligne la Provençoise, qui n’a pas hésité une seconde à se lancer dans l’aventure.

Un message à faire passer

Ainsi, durant l’automne, elle s’est rendue dans des classes du collège de Mon-Repos et de l’École Roche pour présenter les JOJ. «Les plus petits, qui avaient entre 5 et 10 ans, étaient surtout impressionnés par mon vélo de BMX. Pour les élèves de l’École Roche, où j’ai étudié, il s’agit déjà de sportifs. Ils étaient particulièrement intéressés par les Jeux, souligne la Nord-Vaudoise. Notre but est de faire venir les jeunes sur les sites des compétitions, d’impliquer tout le monde. Les professeurs, qui ont fait appel à nous, ont bien joué le jeu et, grâce à tout ce travail, beaucoup de classes vont participer aux nombreuses initiations proposées durant les Jeux.» Sur les quelque 100 000 spectateurs attendus, 70 000 seront des écoliers.

Ce rôle d’ambassadrice auprès des enfants, Christelle Boivin adore l’endosser. Elle a ainsi pu encourager ces jeunes à faire du sport. Ce qu’elle fera encore tout au long des JOJ, puisque son travail ne fait que commencer. On la trouvera ainsi au Yodli Café du village olympique, à la Vaudoise Aréna, à Malley 2.0, à l’entrée du Vortex ou encore à la place des médailles, au Flon, pour aiguiller les gens et les athlètes. «Je donnerai également des coups de main lors d’initiations au yoga, à la luge et au parkour, détaille-t-elle, plus investie que jamais dans sa tâche. On ira aussi rendre visite à des enfants à l’hôpital. C’est une vraie chance de pouvoir faire tout ça.» Et c’est un magnifique message qui est transmis par les nombreux athlètes impliqués.

 

Elle porte la flamme ce matin

Pas moins de 200 relayeurs porteront la flamme, aujourd’hui, sur 20,20 km dans les rues de la capitale olympique. Un grand moment auquel Christelle Boivin participera également. «Courir avec la torche, c’est quelque chose que je ne vivrai qu’une fois dans ma vie!»

Ce relais dans Lausanne marquera la fin du voyage de la flamme qui a sillonné toute la Suisse depuis le 19 septembre dernier, dès le lendemain de son allumage traditionnel à Athènes en Grèce.

Outre les compétitions au programme des JOJ, dont la cérémonie d’ouverture aura lieu demain soir, d’innombrables animations, démonstrations et initiations sont au programme sur chacun des sites des Jeux. Le programme de toutes les activités est à découvrir sur: www.lausanne2020.sport.

 

La récupération va bon train

Blessée au genou gauche au terme de sa meilleure saison, Christelle Boivin a été opérée du ménisque et des ligaments croisés il y a deux mois. La pilote de BMX est en pleine convalescence et, pour l’heure, elle récupère extrêmement vite. «J’ai pu reprendre quelques exercices un peu plus tôt que prévu, mais je ne vais pas brûler les étapes pour autant, assure-t-elle, consciente de l’importance de revenir en pleine possession de ses moyens. Il me faudra bien six mois avant de pouvoir remonter sur un vélo de BMX. Ce devrait être début avril.»

D’ici là, la championne de Suisse a déjà repris le home trainer et prend bien du plaisir à s’impliquer dans sa mission pour les Jeux olympiques de la jeunesse. De quoi l’aider aussi à s’occuper l’esprit durant cette période délicate.

 

 

 

Manuel Gremion