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La reconstruction de la STEP est lancée

16 mai 2017 | Edition N°1997

Yverdon-les-Bains – La station d’épuration va traiter les eaux usées d’un bassin élargi.

Une vue partielle de la station d’épuration avec, à gauche, l’ancienne cabane d’Yverdon-Ancienne et, au fond, la nouvelle. ©Michel Duperrex

Une vue partielle de la station d’épuration avec, à gauche, l’ancienne cabane d’Yverdon-Ancienne et, au fond, la nouvelle.

La capitale du Nord vaudois, en raison de l’acharnement d’un municipal à la fibre écologiste, a construit sa station d’épuration des eaux usées (STEP) à une époque où la santé des rivières et lacs commençait à préoccuper les autorités. Le pompage d’eau du lac (à Grandson), à des fins alimentaires, a sans doute contribué à une prise de conscience. Un avertissement du Conseil d’Etat, relatif à la santé publique, à un moment où les eaux usées allaient directement à la Thièle, a également contribué à faire avancer les choses.

 

Capacité accrue

 

Il y a belle lurette maintenant que l’épuration des eaux usées, ainsi que la mise en séparatif (eaux usées/eaux claires) sont devenues des obligations légales. Pour le bien de la population et de la nature.

La STEP yverdonnoise, qui fêtera ses 60 ans d’existence l’an prochain, a été conçue pour 25 000 habitants. Elle a bénéficié sans cesse d’adaptations et de modernisations. Aujourd’hui, elle traite les eaux usées de la ville-centre et d’une demi-douzaine de communes ou villages voisins. Le projet qui est à l’étude, et qui devrait faire l’objet d’une demande de crédit à l’automne, est le résultat d’une conception plus moderne.

En effet, la nouvelle STEP devrait traiter les eaux usées de quelque 65 000 équivalents habitants, soit les communes déjà traitées et onze supplémentaires, dont certaines de l’ancien district de Grandson. «Nous n’avons pas encore terminé les négociations, mais c’est en bonne voie», relève Sandro Rosselet, chef du Service travaux et environnement (STE) de la Ville d’Yverdon-les-Bains.

 

Un gros morceau

 

Yverdon-Ancienne bénéficiera d’un chalet flambant neuf. L’ancien pourrait être utilisé par les entreprises pendant la durée des travaux de la STEP. ©Michel Duperrex

Yverdon-Ancienne bénéficiera d’un chalet flambant neuf. L’ancien pourrait être utilisé par les entreprises pendant la durée des travaux de la STEP.

Alors que le Conseil communal vient de voter plus de 100 millions de francs de crédits, affectés notamment au collège des Rives et à la route de contournement, un montant de quelque 20 millions de francs devrait être demandé dans le courant de l’automne prochain.

En effet, le redimensionnement des deux filières biologiques est estimé à environ 28 millions de francs, dont 19 à 20 millions à la charge d’Yverdon-les-Bains, le solde étant supporté par les autres communes partenaires. Les travaux devraient durer quatre ans. En effet, la STEP devra continuer à assurer sa mission.

Il faudra d’abord reconstruire l’une des filières biologiques, avant de basculer pour reconstruire la deuxième.

 

Les micro-polluants

 

Dans une étape ultérieure, à l’horizon 2024, la nouvelle STEP sera dotée d’une installation de traitement des micro-polluants, une «plaie» contre laquelle il faut lutter.

La Confédération a d’ailleurs introduit une taxe de 9 francs par habitant et par année pour lutter contre les micro-polluants. Cet argent va dans un fonds destiné à participer à la construction des installations de traitement.

Le subventionnement de ce type d’installation peut atteindre 75%. Mais il faudra «galoper», pour reprendre le terme du chef du STE, car il s’agit de tout réaliser avant 2025. Il est d’autant plus important d’aller vite qu’une fois l’installation opérationnelle, la taxe spéciale n’est plus perçue.

 

Nouveau chalet

 

L’important chantier de reconstruction nécessite le déplacement du chalet d’Yverdon-Ancienne. La Ville construit un nouveau chalet pour cette société, près du parking du Restaurant de la Plage. Il sera loué à la société yverdonnoise.

 

La filière boue

 

Au chapitre des adaptations, la STEP a bénéficié récemment d’un crédit de 5,5 millions de francs pour la réfection de la filière des boues. Ce montant comprenait également une partie du crédit nécessaire à l’étude de la reconstruction des filières biologiques.

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Isidore Raposo