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Les regards sont tournés vers le haut

2 mars 2017 | Edition N°1946

Football – C’est l’heure de la reprise pour Yverdon Sport (1re ligue), qui vise les finales, et Bavois (Promotion League), qui doit repasser au-dessus de la barre. Il s’est passé bien des choses durant la trêve. Tour d’horizon, en trois points, avec les entraîneurs des deux équipes nord-vaudoises, Philippe Perret et Bekim Uka.

Yverdon Sport

Philippe Perret. ©Champi-a

Philippe Perret.

La préparation hivernale

Des hauts et des bas, mais beaucoup d’enseignements : Yverdon Sport a remporté trois de ses huit matches amicaux, en a perdu quatre et a fait un nul. «L’hiver, j’aime fixer beaucoup de rencontres, car il y en a régulièrement qui sont renvoyées, et c’est au travers des matches qu’on travaille le mieux la condition physique, estime Philippe Perret. Je fais beaucoup tourner l’effectif. C’est l’occasion pour chacun de marquer des points.» L’entraîneur d’YS en a aussi profité pour effectuer des essais. «J’ai notamment testé Khelifi sur le couloir droit, pour voir comment il se comporte, quelque chose que je n’avais pas pu faire durant le championnat, exemplifie le technicien. La pause hivernale est toujours longue. Tout le monde a hâte que ça recommence.»

La campagne de transferts

Arrivée (1): Maxime Brenet (gardien, sans club, ex-Le Mont). Départs (2): Kevin Hill (demi gauche, Azzurri LS), Kennedy Rodrigues (gardien, Stade LS). Divers : Allan Eleouet (attaquant) est de retour de blessure.

YS a joué la carte de la stabilité cet hiver. «Le groupe vit bien et, malgré les sollicitations de clubs de niveau supérieur, les gars ont envie d’aller au bout de l’aventure. Cela s’est senti dans la préparation. Tout le monde se connaît, c’est plus facile», se réjouit «Petchon».

Devant les filets, le club de la Cité thermale a recruté bien plus qu’un simple n° 2 avec Maxime Brenet, régulièrement aligné en Challenge League les deux saisons précédentes. Ludovic Zwahlen aura fort à faire pour conserver son poste de titulaire. «Je ne sais pas encore si je vais opérer un tournus», reconnaît l’entraîneur. Dans tous les cas, Philippe Perret est ravi du difficile choix qu’il aura à faire : «Il y aura une sacrée concurrence entre eux et, d’un point de vue global, nous ne serons pas démunis en cas de pépin. C’est sécurisant de pouvoir compter sur deux très bons gardiens.» Touché en fin de préparation, Zwahlen est incertain pour la reprise de dimanche, sur le terrain des Young Boys M21.

Le retour au jeu du percutant Allan Eleouet, après près d’une année, est une véritable bonne nouvelle pour l’offensive yverdonnoise, impressionnante sur le papier. «Certains gestes doivent encore revenir naturellement, mais Allan est plus avancé que ce qu’on espérait», constate son coach.

La seconde phase du championnat de 1re ligue

Leader du classement à la reprise, à égalité de points avec Lancy et au bénéfice d’un solide matelas sur la masse des poursuivants, Yverdon Sport espère poursuivre sa série victorieuse (de cinq succès consécutifs) entamée avant la pause. «Il serait important de terminer au 1er rang, car cela nous permettrait de disputer les matches retour des finales à domicile», lance Philippe Perret.

Le Neuchâtelois a pu compter sur un effectif fourni (hormis quelques petits bobos) durant la préparation. «Un joueur comme Quentin Rushenguziminega, qui n’avait pas pu faire l’avant-saison l’été dernier, est bien mieux. Cela s’est clairement vu durant les matches amicaux», précise-t-il, avant d’évoquer la deuxième tour : «Le football n’est jamais simple. On sera attendus chaque semaine et on doit s’attendre à un championnat encore plus difficile qu’à l’automne.»

«Petchon» imagine deux périodes distinctes dans les semaines à venir. La première, lors de laquelle sa formation devra faire les points pour assurer sa présence aux finales. Puis, si elle y parvient, une deuxième phase durant laquelle il sera vital de trouver la meilleure façon de négocier la fin de saison. «Il faudra peut-être permettre à certains de se régénérer, souligne l’entraîneur. L’équipe doit arriver à son summum dans trois mois.»

 

FC Bavois

Bekim Uka. ©Python-a

Bekim Uka.

La préparation hivernale

Vainqueur de cinq de ses sept matches amicaux, Bavois a connu une bonne préparation, notamment exilé durant trois semaines sur le terrain synthétique de Saint-Prex. La troupe de Bekim Uka s’est inclinée 3-1 lors de sa dernière sortie, contre Vevey. «C’était bien de perdre une fois», souligne l’ancien centre-avant, un sourire en coin.

La campagne de transferts

Arrivées (8): Robin Enrico (gardien, Stade LS), Loïc Ombala (latéral, Azzurri LS), Lionel Mallein (demi défensif, Azzurri LS), Valentin Dupuis (demi offensif, La Sarraz), Yanis Lahiouel (demi offensif, Lancy), Ylber Mejdi (demi de couloir, Bâle M21), Bastien Oberli (demi de couloir, Xamax via Delémont), Adrian Alvarez (attaquant, Vasteras/Suède). Départs (3): Nicola Zari (demi, La Sarraz), Marco Malgioglio (demi offensif, arrêt), Romaric (attaquant, destination inconnue). Divers : Christopher Meylan (gardien), qui souhaitait arrêter pour ses études, pourrait dépanner en début de tour suite à la blessure de Robin Enrico. Jonathan Caeiro et Micael Martins (attaquants) sont blessés et ne devraient pas rejouer cette saison. Dren Basha (attaquant) est blessé, la date de son retour au jeu est incertaine.

«La récente blessure de Robin Enrico (ndlr : touché à une cheville, le transfuge de Stade- Lausanne en a pour quatre à six semaines) gâche tout, peste Bekim Uka, en évoquant le mercato hivernal. On avait là un super gardien, une valeur sûre.» Le club des Peupliers a tenté jusqu’au dernier moment (mardi passé) de dénicher un remplaçant, sans succès. Le FCB a, aussi, dû faire face au départ de deux de ses cadres, Nicola Zari et Marco Malgioglio, qui ne pouvaient plus donner assez de leur temps pour évoluer dans l’exigeante Promotion League. «Ce sont deux piliers, des gars qui ont beaucoup donné, qui nous quittent», concède leur ex-mentor. Pour compenser les départs, ainsi que les blessures, les Bavoisans ont été très actifs sur le marché, débauchant de jeunes joueurs et réalisant quelques coups. La venue de l’excellent meneur de jeu de Lancy Yanis Lahiouel, et celle du remuant Adrian Alvarez -le club lui a proposé un travail-, de retour d’un exil de six mois en Suède, après avoir porté les couleurs du Lausanne- Sport et du Mont, sont d’excellentes nouvelles.

«On a ramené de la jeunesse et du sang neuf, des gars qui veulent faire leurs preuves, qui ont faim. C’était important», résume l’entraîneur, qui ne pourra toujours compter que sur un seul véritable centre-avant : Qendrim Makshana. Bon nombre de joueurs à vocation offensive sont, néanmoins, capables de s’adapter à différents systèmes de jeu. On pourrait, ainsi, voir le FCB s’articuler en 4-4-2 «losange» à quelques reprises, plutôt que dans son traditionnel 4-3-3.

La seconde phase du championnat de Promotion League

Le néo-promu pointe à l’avant-dernier rang, mais reste totalement dans la lutte pour le maintien avec au moins dix autres formations. «A présent, on repart avec six mois d’expérience, de vécu, à la fois dans les jambes et dans la tête», affirme Bekim Uka, «bien plus confiant qu’avant la premier tour». Alors que dix-sept rondes ont été jouées, il reste treize matches aux Nord-Vaudois pour se sauver. Il faudra une trentaine de points (ils en ont 18) pour être du bon côté de la barre.

«Il nous a manqué de la régularité, qui nous aurait permis de réaliser des séries, relève l’entraîneur bavoisan. La préparation estivale avait été catastrophique ; cette fois, on a pu travailler dans de bonnes conditions, alors on a plus de chances d’être constants.» Bavois devra aussi mieux voyager, l’équipe n’ayant récolté que cinq unités hors de ses terres, jusqu’ici. «On n’a jamais réussi de hold up. C’est certainement dû à notre manque d’expérience, estime Bekim Uka. On devra être capables de faire des points lors de mauvais jours.»

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Manuel Gremion