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Un poids lourd de la traçabilité à Y-Parc

9 octobre 2019 | Edition N°2598

La multinationale indienne ACG Inspection a inauguré hier son siège européen au sein du Parc scientifique et technologique de la ville.

Derrière les grands noms de la pharma se cachent d’autres entreprises qui, de par leurs activités, sont méconnues. ACG, non cotée, est de celles-ci. Pourtant, le fournisseur de diverses solutions pour les industries s’est hissé dans le top 3 mondial depuis sa création en 1964. Présente dans plus de cent pays, forte d’une capacité de production annuelle de plus de cent milliards de capsules pharmaceutiques, capable de fabriquer plus de 38 000 tonnes d’emballages chaque année et d’installer environ 20 000 machines, la société à Mumbai, en Inde, n’a rien d’une débutante. Hier, ACG Inspection, l’une des quatre entités de la firme, a annoncé qu’elle installait son siège européen à Yverdon-les-Bains.

«Cela n’a pas été facile de les convaincre, il a fallu les séduire et, presque, les travailler au corps, assure Juliana Pantet, directrice d’Y-Parc. Il y a eu une étude de marché autour de six pays. Il a fallu attendre huit mois pour que la Suisse soit retenue et huit autres pour que le canton de Vaud soit choisi.» Quant au directeur général d’ACG Inspection, Ettore Cucchetti, il ne mâche pas ses mots: «Tous les candidats étaient agressifs, on a bien pu négocier. Les propriétaires ont visité plusieurs sites mais ils sont tombés amoureux d’Y-Parc.» Il faut aussi dire que les arguments fiscaux avancés par l’état ne sont pas pour rien dans la prise de décision.

Déjà présent depuis environ un an avec sept employés, ACG Inspection prévoit de développer ses activités de traçabilité de produits et de surveillance des machines. Car c’est bien là sa force. Avec des QR codes uniques et des puces informatiques, l’entité peut suivre à la trace chacun des produits de ses clients. Certains peuvent même être géolocalisés en temps réel. Une analyse de la température et du taux d’humidité peut être effectuée à distance. «C’est normal qu’un fabricant s’assure que son chargement ne soit pas volé et qu’il n’y ait pas d’échange de produits durant le transport, car certains médicaments, en oncologie notamment, peuvent coûter plus de 2000 francs pièce», note Ettore Cucchetti, qui entend embaucher entre 45 et 50 collaborateurs dans les cinq ans.

Christelle Maillard