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Un premier couac pour YS

29 août 2016 | Edition N°1816

Football – 1re ligue – Stade-Lausanne-Ouchy s’est imposé 4-1 à Yverdon, samedi, face à une équipe locale inoffensive.

L’excellent Ahmed Mejri (au centre) a posé d’insolubles problèmes à Aurélien Chappuis (à g.), Florian Gudit (à dr.) et à leurs coéquipiers. ©Carole Alkabes

L’excellent Ahmed Mejri (au centre) a posé d’insolubles problèmes à Aurélien Chappuis (à g.), Florian Gudit (à dr.) et à leurs coéquipiers.

Epargné la semaine précédente contre Azzurri Lausanne, Yverdon Sport a été puni par Stade-Lausanne-Ouchy, après une nouvelle performance trop timide. Les hommes d’Andrea Binotto se sont imposés 4-1 au Stade Municipal, samedi, dans un des chocs entre grosses cylindrées du championnat.

Après une première demi-heure bien calme -on ne dénombrait qu’une incursion dangereuse signée Gauthier-, tout a basculé en une poignée de secondes. Tebib a ouvert la marque en étant le plus prompt à reprendre un centre-tir de Mejri contré par Gudit. Pas de chance. «Et tout soudain, alors qu’on avait les choses en main, on n’a plus été là pendant quelques minutes», pestait, incapable d’en identifier les raisons, Mehdi Challandes, le demi gauche d’YS. Dans l’enchaînement de l’ouverture du score, les visiteurs se sont rués à l’attaque et ont obtenu un penalty (faute de Zwahlen) qui, depuis les tribunes, a paru bien généreux. 2-0 par Mejri. Enfin, à la 38e, l’inévitable Kok a triplé la mise en profitant des errements de l’arrière-garde nord-vaudoise. «On a pris une grosse claque», admettait, dépité, le fils de Bernard Challandes.

C’est pourtant lui qui, sous les yeux de son paternel, a inscrit le but de l’espoir, dans les arrêts de jeu de la première mi-temps. Un coup de tête, sur un corner, qui aurait dû relancer la machine yverdonnoise. Mais, à l’image de ce qu’elle montre le plus souvent en ce début de saison, elle n’a pas été capable d’emballer de match. Au contraire, l’excellent Mejri et son comparse Tebib ont baronné dans l’entrejeu. Face à eux, il manquait du liant. Les milieux de terrain du onze de Philippe Perret, tous d’inclinaison avant tout défensive, ne se projettent pas naturellement vers l’avant. En pointe, Gauthier n’a jamais été servi dans de bonnes conditions. En somme, YS manque de poids. Surtout qu’il est toujours privé d’Eleouet et de Rushenguziminega, blessés, ainsi que de Deschenaux, pas encore qualifié : trois éléments offensifs importants. «C’est sûr qu’on ne se montre pas assez dangereux, qu’on ne pose pas suffisamment de problèmes à nos adversaires, reconnaissait Mehdi Challandes. Peut-être doit-on jouer de façon plus verticale.» Dans les faits, c’est surtout sur les balles arrêtées -c’est le point positif de la rencontre- que les Verts ont été menaçants.

En deuxième mi-temps, Yverdon a eu deux possibilités -un peu tardives pour une équipe qui n’avait plus d’autre option que de se lancer à l’assaut des buts adverses- de revenir à une longueur du SLO. Quand Hill a vu son envoi -détourné- s’écraser sur le poteau (75e), puis lorsque, sur le corner suivant, le ballon a flirté avec le but d’Enrico. «Un goal aurait fait douter les Lausannois.» Honnêtement, les Stadistes n’ont pas eu à beaucoup trembler, samedi. Le buteur Kok, fidèle à lui-même, a mis les siens à l’abri en fin de match. YS a, ainsi, connu son premier couac de la saison. Rien de grave à cela. Mais il y a encore bien du travail à accomplir pour que cette équipe se trouve un style.

Yverdon Sport – Stade-Lausanne-Ouchy 1-4 (1-3)

Buts : 29e Tebib 0-1 ; 31e Mejri, pen. 0-2 ; 38e Kok 0-3 ; 45+1 Challandes 1-3 ; 84e Kok 1-4.

Yverdon : Zwahlen ; Reis, Rossé, De Pierro, Cazzaniga ; Chappuis (57e Ruchat); Lauper (38e Hill), Gudit, de Coulon (83e Schertenleib), Challandes ; Gauthier. Entraîneur : Philippe Perret.

SLO : Enrico ; Danner, Geiser, Morax, Rego (66e Micheli); Fungilo, Mejri ; Ngindu, Tebib (79e Pianaro), Martinet (75e Luwawa); Kok. Entraîneur : Andrea Binotto.

Notes : Stade Municipal, 500 spectateurs. Arbitrage de Nico Gianforte, qui avertit Zwahlen (38e, jeu dur), Kok (47e, jeu dur), Chappuis (49e, faute d’antijeu), Danner (70e, faute d’antijeu), Micheli (93e, jeu dur).

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Manuel Gremion