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Une 9e édition bien arrosée

9 septembre 2019 | Edition N°2577

Les membres du Tryverdon concourraient à domicile, dimanche. Alignés en National League, Jeff Cook et Théo Harnischberg n’ont pas vécu la même course.

Il valait mieux appartenir à une catégorie qui s’élançait le matin, hier, lors du Triathlon d’Yverdon-les-Bains. La manifestation n’a en effet pas été épargnée par la pluie et quelques désistements de dernière minute ont été déplorés parmi les quelque 950 inscrits. Pas de quoi faire trembler les deux membres du Tryverdon Jeff Cook et Théo Harnischberg, qui ont cependant connu des fortunes diverses.

«Je suis très satisfait de ma performance, lâchait Jeff Cook, 14e en National League élite. Cela correspond à l’objectif que je m’étais fixé en début d’année. J’ai eu une première partie de saison assez difficile, mais depuis juillet, tout va bien, j’ai atteint mon pic de forme.» Celui qui a terminé 4e de sa catégorie d’âge lors des Championnats du monde à Lausanne il y a dix jours admet être plus à l’aise sur la distance olympique de la discipline (1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied) que dans les épreuves de sprint (750 m de natation, 10 km de vélo et 5 km de course à pied) telle que celle proposée dans la Cité thermale. «Paradoxalement, c’est pourtant sur les distances courtes que j’ai le plus de plaisir. En ce qui concerne le parcours yverdonnois, il est sympa, sauf la partie où l’on doit courir dans les copeaux», rigole-t-il.

Une pause nécessaire

également aligné en National League, mais chez les M18, Théo Harnischberg ne cachait pas, quant à lui, sa déception une fois la ligne d’arrivée franchie. «J’ai fait une mauvaise natation, comme souvent ces derniers temps. Dans les compétitions où le drafting est autorisé, cela ne pardonne pas. Si tu n’es pas bien placé à la sortie de l’eau, c’est compliqué de revenir. Il va donc falloir nager, nager et encore nager pour améliorer cela.» 17e de sa catégorie, l’Yverdonnois a toutefois apprécié le soutien du public: «Il y avait une super ambiance, les spectateurs nous ont beaucoup poussés, tout le monde était derrière nous.» Et de préciser: «Cela ne fait que deux ans que je m’aligne sur des courses de ce format-là. Il faut que je m’y habitue, car je suis plus à l’aise sur des distances plus courtes.» Mais avant de voir plus loin, Théo Harnischberg entend prendre un peu de repos. «Je vais participer à quelques courses pour le plaisir, à pied ou en vélo. Mais pas de triathlon. J’ai besoin de faire une pause pour repartir sur de bonnes bases la saison prochaine.»

Muriel Ambühl