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Une belle surprise belge à l’arrivée à Yverdon

27 avril 2018 | Edition N°2235

La deuxième étape du Tour de Romandie a été enlevée en solitaire, et en patron, par Thomas de Gendt, qui a damé le pion aux sprinters, hier.

Thomas De Gendt a surpris son monde et les équipes de sprinters, hier à Yverdon, en remportant l’étape partie de Delémont en solitaire. Le Belge de la Lotto Soudal a produit plus de quatre heures d’effort pour s’imposer avec 2’04 d’avance sur le peloton. Il s’est débarrassé de son ultime compagnon, l’Américain Nathan Brown, dans la côte de Cuarny, à 24 kilomètres de l’arrivée. Le maillot jaune de leader est resté sur les épaules du Slovène Primoz Roglic (Lotto-Jumbo).

Du côté de la patinoire, l’aire d’arrivée s’est bien remplie dès 16h, quelques minutes avant le premier passage des trois échappés. Ceux-ci ont alors traversé la rue de l’Arsenal avec plus de cinq minutes d’avance sur le gros de la troupe: largement assez pour avaler les 34 derniers kilomètres sans se faire reprendre. En observateur avisé, Michael Randin – champion de Suisse juniors en 2003 et élite cinq ans plus tard – ne se disait pas étonné par le déroulement de la course. «Vu comme les trois hommes collaboraient dans la descente depuis Sainte-Croix et compte tenu de l’écart, il était clair que l’un d’entre eux pouvait aller au bout, ce d’autant plus que le tracé sinueux dans la boucle finale ne favorise pas le peloton, analysait l’Urbigène, parmi la foule des spectateurs. Et puis, au Tour de Romandie, compte tenu des parcours vallonnés, il n’est pas rare que des échappées arrivent au bout.»

Wyss: «Ça a roulé vite»

Seule l’équipe Bahrain – Merida a véritablement travaillé pour tenter de revenir. En vain. A l’arrivée, Danilo Wyss tenait un discours proche de celui de son ancien camarade au VC Orbe: «Ça a été super rapide, avec un groupe d’échappés forts. Dès le col des Etroits, il était clair que ça n’allait pas revenir sur De Gendt, un vrai spécialiste de ce genre de coups», commentait le coureur de la BMC, qui pensait déjà à la suite des opérations: «Je vais tâcher d’économiser des forces lors du contre-la-montre en côte entre Ollon et Villars (ndlr: celui-ci a lieu aujourd’hui), car il y aura du travail samedi (ndlr: pour la grosse étape de montagne en Valais). Richie Porte semble se sentir très bien et la course sera difficile à contrôler.» Et le leader de la formation américano-suisse aura un tour à gagner.

Manuel Gremion