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Une délégation de la Wallonie scrute le réseau de santé Nord Broye

29 novembre 2016 | Edition N°1881

Yverdon-les-Bains – Emmenée par le ministre Maxime Prévot, en charge de la santé, une délégation de la Région Wallonne, en Belgique, découvre, depuis hier, notre réseau de santé et des centres de recherche.

Le ministre wallon s’est entretenu avec les locataires de la Résidence Agate. André Allmendinger, directeur de la Fondation Saphir, Yvon Jeanbourquin, directeur des CMS, et Klara Fantys, responsable du Pôle personne âgée à Saphir. ©Michel Duperrex

Le ministre wallon s’est entretenu avec les locataires de la Résidence Agate. André Allmendinger, directeur de la Fondation Saphir, Yvon Jeanbourquin, directeur des CMS, et Klara Fantys, responsable du Pôle personne âgée à Saphir.

«Nous sommes très intéressés par tout ce qui concerne le développement des structures de prise en charge à domicile et l’accompagnement», expliquait, hier en fin de matinée, à la Résidence Agate, sur le site de Bellevue, à Yverdon-les-Bains, Maxime Prévot. Le ministre et vice-président de la Région Wallonne, en charge, notamment, de la santé publique, conduit une délégation comprenant une bonne vingtaine de personnes -fonctionnaires, acteurs de la santé publique, représentants de mutuelles-, qui séjourne jusqu’à ce soir dans le canton de Vaud.

Avant d’être accueillie par le président du Gouvernement vaudois et chef du Département de la santé publique et de l’action sociale, Pierre-Yves Maillard, ce matin à Lausanne, la délégation belge a commencé sa visite à la Fondation Saphir, sur le site de Bellevue, à Yverdon-les-Bains, où elle a été reçue par le président Claude Recordon et le directeur André Allmendinger.

L’importance du réseau

André Allmendinger, directeur de la Fondation Saphir, Yvon Jeanbourquin, directeur des CMS, et Klara Fantys, responsable du Pôle personne âgée à Saphir. ©Michel Duperrex

André Allmendinger, directeur de la Fondation Saphir, Yvon Jeanbourquin, directeur des CMS, et Klara Fantys, responsable du Pôle personne âgée à Saphir.

André Allmendinger et Yvon Jeanbourquin, directeur des CMS (ASPMAD/Centres médico-sociaux), ont présenté aux hôtes du jour les structures de la Fondation Saphir et celles des soins à domicile, en insistant sur la nécessaire coordination et le travail en réseau avec tous les acteurs régionaux de la santé publique.

Cette organisation, et tout particulièrement le Bureau régional d’information et d’orientation (BRIO) du Réseau santé Nord Broye, a, d’ailleurs, surpris le ministre de la Région Wallonne : «Chez nous, les familles ont la liberté du choix. On ne connaît pas ce passage par une structure d’attribution à un établissement plutôt qu’à un autre.»

A l’heure des questions, Maxime Prévot s’est d’ailleurs montré très actif, demandant de quelle manière le BRIO est alerté, s’intéressant aux questions de l’offre et de la demande, ou cherchant encore à savoir si la Suisse souffre, à l’instar de la Belgique, d’une pénurie de médecins généralistes. Ce qui est le cas, mais elle est un peu moins marquée dans notre région depuis que les internistes des Établissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) effectuent un stage chez des praticiens généralistes locaux.

La délégation de Wallonie en visite dans la colocation Rubis, située dans la Résidence Agate. ©Michel Duperrex

La délégation de Wallonie en visite dans la colocation Rubis, située dans la Résidence Agate.

La délégation de la Wallonie s’est, bien évidemment, aussi intéressée aux effets de cette politique visant à maintenir les personnes le plus longtemps possible à domicile. Yvon Jeanbourquin a, ainsi, relevé que l’entrée en EMS se fait à 90 ans en moyenne, sous nos contrées, alors qu’en Suisse alémanique, l’âge moyen est de 75 ans. Pour la simple et bonne raison que le Canton de Vaud, pionnier en la matière, a développé une politique de maintien à domicile il y a plus de trente ans déjà. Insistant sur cet aspect, le patron des CMS du Nord vaudois a relevé que le tournus en EMS avait atteint 64% l’an dernier. C’est dire que le séjour en institution -deux ans en moyenne- tend, en raison des efforts consentis en faveur du maintien à domicile, à se raccourcir.

Devenir partenaires

 Le ministre Maxime Prévot a interpellé ses hôtes à de nombreuses reprises pour obtenir des compléments d’information. ©Michel Duperrex


Le ministre Maxime Prévot a interpellé ses hôtes à de nombreuses reprises pour obtenir des compléments d’information.

Le ministre Maxime Prévot se disait très satisfait de ce début de visite : «Pour nous, c’est aussi une opportunité de développer des partenariats avec un canton dont on sait qu’il est très en avance dans ces domaines. Notre réflexion va au-delà de la santé publique. Nous avons aussi un intérêt pour les partenariats économiques.»

Pour le ministre belge, l’une des difficultés de sa région réside dans le financement : «Chaque investissement consenti est pris dans le périmètre de la dette du pays et tombe, donc, sous les règles de l’Union européenne sur le déficit, ce qui ne nous facilite pas les choses.»

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Isidore Raposo