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Une place en quarts qui éclaircit l’horizon bavoisan

31 octobre 2019 | Edition N°2614

Le FC Bavois (PL) s’est largement imposé lors de son 8e de finale contre Béroche-Gorgier (2L), mardi à Saint-Aubin (1-7). Cette qualification pour le tour suivant représente une bouffée d’air frais pour une formation qui connaît actuellement des difficultés en championnat.

Les Bavoisans n’ont pas eu besoin de forcer leur talent, mardi en Coupe de Suisse. Opposés à une équipe bérochale qui pointe au 4e rang de son groupe en 2e ligue, les Nord-Vaudois ont toutefois eu l’humilité de ne pas prendre leurs adversaires – qui avaient tout de même sorti Olten (2i) et Lancy (1L) aux tours précédents, offrant à leur club le premier 8e de finale de son histoire – de haut, et d’entamer la rencontre avec le sérieux nécessaire pour éviter que celle-ci ne se transforme en match piège. Le FCB a ainsi donné le ton d’entrée de jeu, prenant l’avantage à la 3e minute déjà, grâce à une tête opportuniste d’Aziz Demiri sur corner.

«Cela nous a facilité la tâche de marquer très tôt, relevait Mehmed Begzadic. Ça a été un peu un coup de massue pour nos adversaires.» L’attaquant bavoisan y est quant à lui allé de son doublé (20e et 34e) – douchant les espoirs d’un public du Bord du lac largement acquis à la cause de Béroche et qui avait jusque-là donné de la voix sans relâche pour son équipe –, avant qu’Adrian Alvarez n’inscrive le 4-0 à la 36e minute, profitant des largesses de la défense neuchâteloise. En une mi-temps, Bavois comptait ainsi un but de plus qu’après le coup de sifflet final de ses matches de championnat les plus prolifiques. Et les hommes de Bekim Uka n’allaient pas s’arrêter en si bon chemin.

En effet, au retour des vestiaires, Andelko Savic (57e) et Alex Gauthier, d’une frappe enroulée en pleine lucarne (61e), ont coup sur coup salé encore un peu plus l’addition, avant que Valérian Boillat ne s’offre sa première réussite de la saison en fin de rencontre. Les Bérochaux, contraints d’évoluer à dix après la sortie sur blessure de Tiziano Sorrenti à la 83e minute (leurs trois changements ayant déjà été effectués) et qui ont eu le mérite de chercher sans cesse à remettre l’ouvrage sur le métier malgré leur nette infériorité, ont sauvé l’honneur dans les derniers instants de la rencontre, après que Brad Mpanzu est finalement parvenu à tromper Robin Enrico.

Bien que ce score fleuve soit à relativiser puisque obtenu face à un adversaire qui évolue trois échelons plus bas, il contribue à redonner quelques couleurs à une équipe de Bavois à la peine offensivement depuis le début du championnat, avec seulement 19 buts inscrits en quatorze matches, dont neuf sont l’œuvre de l’ailier droit Adrian Alvarez. Le fait que les sept buts contre Béroche aient été inscrits par six joueurs différents a donc de quoi réjouir le FCB.

Une nouvelle victoire qui s’est fait attendre

De plus, ce succès permet aux Bavoisans de renouer avec la victoire, eux qui n’avaient plus gagné depuis leur 16e de finale de Coupe de Suisse contre l’Olympique de Genève (1L), le 14 septembre dernier. En championnat, le dernier match remporté par les hommes de Bekim Uka date du 25 août (0-3 à Münsigen, actuelle lanterne rouge de Promotion League). Après le match nul de son équipe samedi dernier face à Black Stars, le technicien de Bavois, formation qui lutte actuellement pour se maintenir au-dessus de la barre avec ses treize unités – contre douze pour YF Juventus, 15e et premier relégué virtuel –, pointait d’ailleurs du doigt la nécessité d’engranger quelques points supplémentaires avant la pause hivernale. Reste à savoir si la victoire contre Béroche servira de déclencheur pour relancer le championnat des Bavoisans.

Cette première qualification en quarts de finale de Coupe de Suisse de l’histoire du FCB assure quoiqu’il en soit une échéance intéressante, hors championnat, début mars, à une équipe qui devra probablement cravacher pour assurer son maintien en Promotion League. Elle offre en outre la perspective alléchante de se frotter à l’une des meilleures formations du pays – Bavois connaîtra le nom de son futur adversaire ce soir –, qui plus est potentiellement à domicile (à partir des quarts, les premières équipes tirées ont l’avantage du terrain). Enfin, elle augmente l’attractivité de l’équipe bavoisane, et pourrait représenter un argument de taille pour attirer de nouveaux éléments du côté des Peupliers pendant la trêve hivernale.

 

 

Une défaite qui n’enlève rien au beau parcours de Béroche

Malgré un score sans appel, l’entraîneur sainte-crix de Béroche-Gorgier, Florian Simonin, n’avait pas de quoi rougir, mardi à l’issue du match. «Nous avons lutté avec nos moyens, mais les Bavoisans étaient trop rapides pour nous. Ils arrivent à se projeter vers l’avant à une vitesse incroyable. Nous avons pu mesurer le fossé qui nous sépare d’une équipe de Promotion League. Je suis cependant content que nous ayons pu sauver l’honneur avec ce but en fin de match, nous le méritions. Et le résultat de ce soir ne change rien à ce qu’on a vécu cette année en Coupe de Suisse, c’était magnifique!»

 

 

Béroche-Gorgier – Bavois 1-7 (0-4)

Buts: 3e Demiri 0-1; 20e et 34e Begzadic 0-3; 36e Alvarez 0-4; 57e Savic 0-5; 61e Gauthier 0-6; 87e Boillat 0-7; 88e Mpanzu 1-7.

Béroche: Abatantuono; Carsana (51e Salvi), Eichenberger, Faga, Gardet; C. Medugno (63e Burgat), Sorrenti, Mpanzu; Burgat, Charles, Jacot (70e Fonseca). Entraîneur: Florian Simonin.

Bavois: Enrico; Kurtic, Chavanne, Bühler, Dangubic (60e Cuénoud); Boillat, Beynié, Demiri (46e Savic); Alvarez, Begzadic (63e Pimenta), Gauthier. Entraîneur: Bekim Uka.

Notes: terrain du Bord du lac, Saint-Aubin, 1100 spectateurs. Arbitrage de Stefan Horisberger, qui avertit Faga (14e, antijeu), Sorrenti (80e, antijeu) et Mpanzu (85e, jeu dur).

 

Muriel Ambühl