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Une première mise à l’enquête du contournement

11 février 2016 | Edition N°1679

Yverdon-les-Bains – Le premier secteur, sur trois, de la route de contournement est établi. Le tronçon sud est soumis à l’enquête publique depuis la semaine dernière, et les contours de la suite se dessinent.

La Commune a présenté, hier, le tronçon qui reliera Y-Parc au Centre sportif des Isles. Une route qui sera aménagée pour favoriser la mobilité douce. Image d'illustration

La Commune a présenté, hier, le tronçon qui reliera Y-Parc au Centre sportif des Isles. Une route qui sera aménagée pour favoriser la mobilité douce.

Le secteur sud de la route de contournement d’Yverdon-les- Bains est officiellement soumis à l’enquête publique depuis la semaine dernière. Une «étape clé» qui était initialement attendue pour l’été dernier. Ce projet de liaison entre Y-Parc et le Centre sportif des Isles, dont le premier coup de pioche devrait être donné cette année encore, a été présenté, hier soir, au public.

«Les objectifs de ce secteur sont de décharger les axes routier, de créer des opportunités de liaisons pour les transports publics et de développer les réseaux de mobilité douce en accompagnant la croissance démographique, a brièvement rappelé Sandro Rosselet, chef du Service des travaux et de l’environnement. Ce projet, voté en 2012, doit faire face à des contraintes tant techniques que politiques, vu les débats qui le concernent.»

l est prévu d’aménager un espace public le long de la route, dans le quartier Pierre-de-Savoie. Image d'illustration

l est prévu d’aménager un espace public le long de la route, dans le quartier Pierre-de-Savoie.

L’une des difficultés de ce premier tronçon, estimé à 28 millions de francs, était le passage sous les voies CFF, permettant de relier Y-Parc à Pierre-de-Savoie. Cette trémie de 210 mètres de long, qui descendra jusqu’à 11 mètres en dessous de la voie ferrée, garantira l’accès aux automobilistes, aux piétons et aux cyclistes. «Une bande cyclable sera aménagée sur la chaussée, alors qu’une piste de quatre mètres de large, moins raide que la route, sera construite sous la voie du chemin de fer pour être partagée par les deux-roues et les piétons», a expliqué Sacha Mei, chef de projet technique.

Alors que les 500 mètres de route déjà existants, du côté d’Y-Parc et du centre sportif, seront adaptés, notamment, pour l’installation d’une piste cyclable, il restera à construire les carrefours Roseyres et Graveline, ainsi qu’un tronçon de 500 mètres pour relier les deux points déjà réalisés.

Sandro Rosselet, chef du Service des travaux et de l’environnement, Jean-Daniel Carrard, syndic, Marc-André Burkhard, municipal en charge des travaux et de l’environnement, et Sacha Mei, chef de projet (de g. à dr.). © Carole Alkabes

Sandro Rosselet, chef du Service des travaux et de l’environnement, Jean-Daniel Carrard, syndic, Marc-André Burkhard, municipal en charge des travaux et de l’environnement, et Sacha Mei, chef de projet (de g. à dr.).

Cependant, tout n’est pas encore réglé. Plus de 200 mètres de cette route de contournement doivent traverser une parcelle privée et un accord n’a pas encore été trouvé entre la Ville et le propriétaire. «Une convention devra être signée», a indiqué le syndicJean-Daniel Carrard, qui espère trouver une entente durant le mois.Quant aux deux secteurs restants, leurs contours se clarifient (voir ci-dessous).

 

Le reste du tracé est dessiné

Alors que le tracé sud était connu, il en était tout autre pour les secteurs du centre et de l’ouest. Ces derniers seront mis à l’enquête en 2018 et en 2021, mais leur tracé a été validé par les municipalités d’Yverdon-les-Bains et de Montagny-près-Yverdon. Le premier, qui sera réalisé entre 2019 et 2021, est celui du centre. Il prolongera la route depuis le Centre sportif des Isles jusqu’à la chaussée de Treycovagnes. Depuis le passage de la Thièle, la route quittera l’avenue Kiener pour passer sous l’autoroute. S’agissant du dernier tronçon, la route continuera sous le viaduc jusqu’à la route de Sainte-Croix, au rond-point de l’entrée d’autoroute pour Lausanne.

Muriel Aubert