Logo

Une victoire, mais rien n’est joué

10 juillet 2018 | Edition N°2285

Yverdon-les-Bains –  Le Conseil d’Etat a rejeté le recours déposé par deux conseillers communaux concernant la construction de la future salle de gym Pestalozzi. Mais avec l’arrivée des vacances, le dossier n’est pas certain de sortir de l’ornière cet été.

«On a gagné sur toute la ligne.» La municipale de l’Urbanisme Gloria Capt avait le sourire, hier, à l’heure de découvrir la décision rendue par le Conseil d’Etat, qui a rejeté le recours déposé par les conseillers communaux Daniel Cochand et Aude Briand concernant la construction de la future salle de gymnastique Pestalozzi. Tous deux déploraient que le règlement n’avait pas été respecté, le 1er mars dernier, lorsque l’organe délibérant avait validé le préavis accordant un crédit de 6,195 millions de francs à la Municipalité pour le projet. L’enveloppe incluait un montant de 740 000 francs – accepté en 2014 –, subdivisé en deux volets: 490 000 francs affectés aux études à réaliser et 250 000 francs réservés à la démolition de l’actuelle salle.

Le total des études à mener ayant coûté plus cher que prévu, l’Exécutif avait puisé dans les 250 000 francs destinés à la démolition de la salle pour couvrir les frais supplémentaires. Dénonçant «un mélange des comptes et des rubriques», les deux recourants auraient voulu que la Municipalité présente un nouveau préavis précisant les modalités de ce dépassement. Ils invoquaient en ce sens l’article 106 du règlement de l’organe délibérant, qui prévoit une communication écrite en cas de dépense supplémentaire lorsqu’un crédit est épuisé. Forts de ces considérations, ils étaient intervenus devant l’Exécutif cantonal pour demander l’invalidation du vote du 1er mars.

Le temps presse

Or le Gouvernement vaudois a estimé que la Municipalité avait fait tout juste: «Selon le Conseil d’Etat, nous avons respecté l’article 106 du règlement en expliquant clairement la situation dans le préavis, devant la commission et le soir-même lors du Conseil communal», réagit Gloria Capt. Dans sa décision, l’Exécutif cantonal indique que «le préavis a fait l’objet d’une étude approfondie. Il comporte en outre des explications détaillées concernant les démarches et les montants dépensés à ce jour, expose une chronologie précise des étapes du projet et explique pourquoi les études ont duré plus longtemps et coûté plus qu’initialement prévu».

L’affaire n’est pourtant pas terminée puisqu’Aude Briand et Daniel Cochand ont désormais un délai de 30 jours pour recourir devant le Tribunal fédéral, s’ils le souhaitent. Pour l’heure, les deux intéressés n’ont pas voulu réagir, réservant leurs déclarations pour une conférence de presse prévue aujourd’hui. Quelles que soient leurs intentions, le temps presse et il n’est pas certain que l’actuelle salle de gymnastique Pestalozzi puisse être démolie cet été, comme prévu initialement. Le délai pour l’adjudication des travaux échoit en effet le 20 juillet prochain. «On est en pleines vacances d’été, note Gloria Capt. On est soulagés mais il y a des considérations qui font que la situation reste compliquée.»

 

Caroline Gebhard