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Unis dans la vie comme dans la passion

3 août 2017 | Edition N°2051

Sports équestres – Vincent Deller a rejoint Janick Herren à La Mauguettaz, où ils vivent et travaillent ensemble.

Janick Herren et Vincent Deller, un couple dans le coup. ©Michel Duperrex

Janick Herren et Vincent Deller, un couple dans le coup.

Janick Herren et son compagnon et entraîneur Vincent Deller forment un duo de choc. Cette année, les deux passionnés sont très performants à leur niveau respectif. La première nommée fait ses armes au niveau national et a obtenu de jolis résultats dans des épreuves à 140 cm depuis le début de la saison ; le second compte déjà quatre classements en Grand Prix et de nombreux podiums sur des épreuves à 145 cm.

Après presque trente ans passés dans le canton de Genève, Vincent Deller, 50 ans, est revenu dans son canton d’origine. Il a rejoint sa compagne Janick Herren, domiciliée à La Mauguettaz. Le Nord vaudois y a gagné un atout majeur à faire valoir au plus haut niveau national.

Originaire de la région lausannoise, Vincent Deller monte depuis petit par le biais de son père, qui possédait des équidés à la maison. Malgré cela, celui qui a fait du cheval son métier depuis 28 ans a d’abord fait un apprentissage de cuisinier, suivi de quelques années dans le secteur de l’hôtellerie. La passion et l’esprit de compétition ont pris le dessus, et il a décidé de se lancer à 100% dans le sport. Dès lors, le cavalier est devenu propriétaire d’une écurie à Genève, jusqu’à son grand retour en terres vaudoises, au mois d’avril dernier. A ce sujet, le Lausannois demeure catégorique : «Je pense que pour vraiment percer au plus haut niveau, il faut impérativement pouvoir ne faire que cela.»

 

Des journées bien remplies

 

Un conseil qui concerne directement sa compagne, Janick Herren, puisque celle-ci mène sa vie de front, travaillant à 70% dans un bureau d’architecture. De plus, elle entraîne quelques élèves chez elle et se déplace dans le Gros-de-Vaud pour donner des cours d’équitation. Dernièrement, leur collaboration a évolué, et la cavalière de 28 ans peut compter sur l’aide de son compagnon pour l’aider à monter et travailler ses chevaux. Une petite bouffée d’oxygène dans un train de vie lancé à 300 km/h.

Malgré son départ de Genève, Vincent Deller a gardé un pied au bout du Léman puisqu’il compte une dizaine d’élèves, dont une junior récemment vainqueur du GP1* de Megève. Comme si cela ne suffisait pas, ce dernier officie régulièrement comme constructeur de parcours. Hyperactifs et engagés : des qualificatifs qui vont comme un gant aux deux conjoints !

 

Des efforts payants

 

Côté résultats, la saison a débuté en fanfare pour le cavalier, classé plusieurs fois en Grand Prix avec sa géniale Worissa’s Whinny, une jument hollandaise de 14 ans à propos de laquelle il est élogieux : «Elle a un caractère génial, a toujours envie de bien faire et a un excellent ratio, cette année.» Une jument pleine de qualité et combative qui pourrait bien à nouveau emmener son cavalier au prestigieux CHI de Genève, en décembre. Avant cela, l’objectif sera de faire bonne figure aux Championnats de Suisse élite.

En ce qui concerne Janick Herren, cette dernière a rapidement atteint son but, soit une qualification pour les Championnats romands N. En effet, elle a fait le choix, cette saison, de troquer sa licence régionale contre une nationale : «Cela fait un moment que ça me trottait dans la tête, sans pour autant que je ne fasse le pas. C’est Vincent qui m’a convaincue. Il fait tout pour que je réussisse. Il faut dire que cela faisait dix ans que je prenais part à des épreuves à 135 cm. Aujourd’hui, avec les résultats que nous obtenons, nous pouvons dire que nous ne nous sommes pas trompés», se réjouit celle qui a participé à ses premières épreuves 3* à Crans-Montana, le week-end dernier.

La collaboration du couple ne s’arrête pas là. En effet, il a créé un réseau, actif également en Belgique et aux Pays-Bas, afin de commercer : «L’idée est de trouver la monture idéale pour nos clients. Par ailleurs, nous cherchons des investisseurs, de manière à pouvoir garder quelques uns de ces chevaux. Notre sport devient de plus en plus difficile, alors nous recherchons aussi des personnes prêtes à investir sur des jeunes chevaux», détaillent les deux passionnés, des idées plein la tête.

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Elisa Oltra