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Voltigeurs dans le ciel

1 septembre 2016 | Edition N°1819

Yverdon-les-Bains – L’aérodrome du Nord vaudois sera l’épicentre, dès lundi prochain, des Championnats suisses de voltige. Une trentaine de pilotes s’y disputeront le titre suprême.

Daniel Goetschi, directeur technique des Championnats suisses de voltige, lors d’un récent passage à l’aérodrome d’Yverdon-les-Bains. ©Raposo

Daniel Goetschi, directeur technique des Championnats suisses de voltige, lors d’un récent passage à l’aérodrome d’Yverdon-les-Bains.

Une trentaine de pilotes, répartis dans quatre catégories, participeront la semaine prochaine, dans l’espace aérien nord-vaudois, aux Championnats suisses de voltige. Lors des différentes épreuves, les pilotes évolueront dans un cube virtuel de mille mètres de côté. Ils auront, pour référence, un carré de 1 kilomètre de côté marqué au sol par des bandes de quatre mètres de longueur.

Chaque évolution est sanctionnée arithmétiquement par des juges placés latéralement, et qui ne quittent pas des yeux l’appareil en concours. Ces juges attribuent des notes allant d’un à dix, qu’ils communiquent à l’assistant qui les accompagne.

Un grand travail

Cette organisation, dans laquelle sont impliquées vingt-huit personnes, requiert une planification très précise. Les juges disposent d’une feuille qui décrit la figure à exécuter. Ils apprécient donc la qualité de cette réalisation et lui attribuent une note.

Les concurrents -trente quatre au total- doivent accomplir quatre programmes, spécifiques pour chaque catégorie, durant la semaine.

Des plages horaires de réserve sont planifiées pour faire face aux éventuels caprices de la météo. Trois vols au moins doivent être exécutés durant la semaine pour que le championnat soit valable.

Un cocktail varié

Un programme est composé de plusieurs vols. Le premier est connu du pilote, d’une certaine manière, le deuxième aussi car il le compose lui-même et il va y mettre sept à dix figures qui lui correspondent pour obtenir un maximum de points. Chaque figure bénéficie d’un coefficient en fonction de la difficulté. Pour le reste, le programme est le fruit de la somme de figures proposées par les pilotes eux-mêmes durant la semaine. Ce programme est diffusé un jour avant et les pilotes peuvent l’exercer uniquement mentalement.

«Certains l’exécutent en le lisant comme on lit un livre», explique Daniel Goetschi, directeur de l’épreuve, qui relève encore que trois vols au moins doivent être exécutés durant la semaine pour que le championnat soit valable.

S’il y a un certain prestige à remporter sa catégorie, un seul titre suprême est attribué à l’élite. Il est actuellement détenu par Isidor von Arx, et ils ne sont guère qu’une petite poignée à être en mesure de contester sa suprématie.

Un «feu d’artifice»

Malgré leur originalité et la différence de qualité dans l’exécution, les programmes peuvent s’avérer fastidieux pour un public de non initiés.

Pour cette raison, le «freestyle» du samedi 10 septembre prochain, à 14h, est particulièrement conseillé à un public généraliste. D’autant plus que lors de ce programme libre -«pas très académique», relève Daniel Goetschi-, les pilotes se lâchent. La musique, diffusée au sol, et les fumigènes transforment alors la démonstration en un véritable ballet aérien.

Si la pluie est annoncée pour l’après-midi, cette démonstration est susceptible d’être avancée à samedi 10h. A vous maintenant de découvrir les fous volants dans l’azur.

Isidore Raposo