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«YS est le meilleur club où je peux être»

25 octobre 2019 | Edition N°2610

Douze mois après avoir été stoppé net par une blessure, Bruno Caslei est de retour aux affaires dans l’entrejeu d’YS.

Arrivé à Yverdon Sport au mois d’octobre 2017, Bruno Caslei a mis du temps pour trouver ses marques dans son nouvel environnement. Une année plus tard, alors qu’il donnait enfin la pleine mesure de son potentiel – avec trois buts inscrits coup sur coup et une nette influence dans le jeu de son équipe –, le milieu de terrain genevois a été coupé dans son élan par une blessure à un genou. Encore un automne plus tard, le voilà de retour. Son but de la tête contre Brühl a servi de détonateur dans la victoire yverdonnois à Saint-Gall.

Bruno Caslei, comment se sont passés ces longs mois de convalescence, depuis votre blessure en octobre de l’année dernière? 

Après mon opération, les choses sont allées encore assez vite. Les progrès étaient perceptibles étape par étape. C’est ensuite que l’attente est devenue un peu longue. Heureusement, mon retour était parfaitement planifié, ce qui me permet d’être pleinement remis. Il s’agissait de la première grosse blessure de ma carrière (ndlr: une déchirure des ligaments croisés du genou droit), et j’ai réalisé ma rééducation à l’Hôpital de la Tour, à Meyrin, où on s’est très bien occupé de moi.

Vous avez recommencé à courir en juin, alors que l’équipe entamait la préparation de la nouvelle saison… 

C’était prévu ainsi. Après cette phase, j’ai réintégré le groupe courant juillet, mais sans contact. Enfin, à la fin août, j’ai pu m’entraîner normalement. J’ai alors disputé deux matches avec la deuxième équipe, ce qui m’a permis de reprendre confiance en moi et en mon genou, de retrouver la compétition sans l’intensité de la Promotion League.

On peut dire que votre blessure est intervenue à un très mauvais moment, alors que vous montiez en puissance.

C’était un coup dur, car je retrouvais enfin mon niveau. Cela dit, comme il ne restait plus beaucoup de matches avant la pause hivernale, on peut se dire qu’au niveau du timing, je n’ai raté qu’un tour complet, le printemps dernier.

Êtes-vous d’accord si l’on affirme que vous avez mis du temps à convaincre au stade municipal?

J’ai eu des difficultés au début, c’est vrai. C’était la première fois que je quittais Servette, et ça m’a fait bizarre de m’en aller. À mon arrivée à Yverdon Sport, l’entraîneur Anthony Braizat n’était pas satisfait de mes prestations. Il m’avait déjà eu à Genève et attendait beaucoup de moi. Je sais que j’ai ce souci de langage du corps, cette nonchalance. Un point sur lequel j’essaie de travailler.

Après votre première saison à YS, en 2017-2018, avez-vous envisagé de partir?

J’ai réfléchi et, avec le projet de monter en Challenge League, j’ai compris qu’Yverdon était le meilleur club où je pouvais être. Heureusement, juste avant la fin du championnat, j’ai réalisé un très bon match contre Bavois au stade municipal. On s’était imposés 3-1 et cela a aussi convaincu les dirigeants de me conserver.

Comment avez-vous vécu votre but, samedi dernier lors de la remontada contre Brühl?

Marquer dans un tel match m’a procuré des émotions vraiment cool, quasi une année jour pour jour après ma blessure. Et, pour être honnête, cela devait bien faire dix ans que je n’avais plus inscrit de goal de la tête!

Vous aviez été titularisé pour la première fois de la saison une semaine plus tôt lors du derby contre Bavois. Comment vous étiez-vous senti?

Je m’étais appliqué à jouer le plus simplement possible durant les premières minutes de la rencontre, puis j’ai pu faire comme je le sentais. Ça s’était plutôt bien passé.

Ce n’est pas évident de se faire une place dans un effectif qui gagne depuis le début de la saison…

Je suis déjà super content de refaire partie du groupe, mais je ne veux pas non plus me contenter de ça. J’attendais cette chance d’être titularisé et j’espère avoir fait le boulot que l’on attend de moi.

Comment expliquez-vous les deux visages affichés par l’équipe ces derniers temps?

On a souvent peiné à faire la différence en première mi-temps – sauf contre Carouge, où ça a été l’inverse – et on a laissé une chance à nos adversaires. Ce n’était pas le cas en début de championnat, quand on prenait vite l’avantage. Cela dit, nos réactions prouvent que l’équipe a beaucoup d’orgueil, qu’on ne veut pas accepter la défaite.

Manuel Gremion