Logo

Yverdon-les-Bains a encore renforcé sa représentation

2 mai 2017 | Edition N°1987

Grand Conseil – La Cité thermale est sortie gagnante de la campagne et compte six représentants au Législatif cantonal. En effet, à trois sortants réélus, sont venus s’ajouter le syndic Jean-Daniel Carrard, le municipal Pierre Dessemontet et le président du Conseil communal Stéphane Balet.

L’issue de l’élection au Grand Conseil a confirmé une tendance que l’on soupçonnait : le renforcement de la présence yverdonnoise au sein de la députation. Sur les quinze élus, six sont citoyens de la Cité thermale. Même sept si l’on compte la candidate socialiste au Conseil d’Etat Cesla Amarelle. La représentation du district est ainsi particulièrement centrée sur sa capitale.

 

Avantage concret

 

Syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard pourra vivre au plus près les soubresauts de la politique cantonale. Un avantage pour la ville. ©Carole Alkabes

Syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard pourra vivre au plus près les soubresauts de la politique cantonale. Un avantage pour la ville.

Le syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard, fait partie des heureux élus de dimanche. «Pour la ville, c’est important d’avoir des liens les plus directs possible avec les acteurs de la politique cantonale, et notamment le Conseil d’État, détaille celui qui a vécu sa première campagne cantonale. Le fait d’avoir deux élus qui font partie de la Municipalité, qui plus est un de gauche et un de droite, représente à coup sûr une plus-value pour la ville. Nos prédécesseurs ont tous fait un excellent travail, mais d’avoir deux municipaux actifs devrait s’avérer encore plus bénéfique.»

 

 

 

Stéphane Balet récolte les fruits d’une campagne solide. ©Carole Alkabes

Stéphane Balet récolte les fruits d’une campagne solide.

Par ailleurs, malgré le poids de la Cité thermale, le représentant PLR demeure conscient de son rôle avant tout régional. «Il ne faut toutefois pas oublier que nous ne représentons pas uniquement la ville, mais bien toute la région, insiste Jean- Daniel Carrard. Et en ce sens, nous nous devons d’exercer un contrepoids face à un arc lémanique extrêmement puissant. Je pense que la nouvelle députation, qui embrasse tous les courants politiques, saura s’y atteler.» Sur un plan plus personnel, son élection a été un soulagement. «Notre liste PLR était vraiment très compacte, ajoute-t-il, avec beaucoup de personnes de valeur. D’ailleurs, le fait que nous ayons conquis un sixième siège montre que les idées et le travail effectués jusqu’ici sont reconnus.»

 

Travail et persévérance

 

Vassilis Venizelos rempile pour un nouveau mandat de cinq ans. ©Carole Alkabes

Vassilis Venizelos rempile pour un nouveau mandat de cinq ans.

Le deuxième représentant de la municipalité yverdonnoise à faire son entrée au Législatif cantonal s’appelle Pierre Dessemontet. Le socialiste représente un modèle de persévérance, puisqu’il a dû patienter de nombreuses années avant de pouvoir concrétiser son ambition de rejoindre le Parlement cantonal. «Ça a mis du temps à venir, a souri, soulagé, le géographe. Il s’agit de ma huitième campagne, toutes confondues, en tant que candidat et de ma onzième en tant que cadre important ou chef de campagne. Il s’agit égalent de ma troisième campagne pour le Grand Conseil. J’en avais fait une en 2007 à Lausanne, et une en 2012 ici après mon déménagement. Je convoitais ce siège depuis longtemps, mais ça avait plutôt passé au second plan depuis mon élection à la Municipalité d’Yverdon-les-Bains il y a un an et un mois.»

 

Gérer le double mandat

 

Rémy Jaquier a été le Nord-vaudois le mieux élu dans l’arrondissement. ©Carole Alkabes

Rémy Jaquier a été le Nord-vaudois le mieux élu dans l’arrondissement.

En plus de la charge professionnelle que représente son poste à l’Exécutif de la ville (60%), Pierre Dessemontet devra donc aussi assurer la charge de député. «Ce sera un peu plus que du 20% dans ce dernier cas, mais ça ne posera aucun problème, assure- t-il. Même si le mandat de municipal gardera logiquement ma priorité. Le choix sur les commissions ou les répartitions sera logiquement influencé par le fait qu’il s’agit clairement d’un double mandat.» Par ailleurs, le socialiste devra encore réduire son temps de travail au sein de l’entreprise qu’il avait dirigée jusqu’à il y a peu.

 

Conseil d’Etat : Isabelle Chevalley dans la danse ?

 

Pour Pierrette Roulet-Grin, siégera aussi lors de la prochaine législature. ©Carole Alkabes

Pour Pierrette Roulet-Grin, siégera aussi lors de la prochaine législature.

Les différents fronts en lice pour le deuxième tour se sont réunis hier soir, après le délai de bouclage de votre quotidien, pour décider de la stratégie à suivre en vue de l’élection du dimanche 21 mai.

On devrait logiquement retrouver un ticket rose-vert des plus combatifs, avec la sortante Béatrice Métraux (Les Verts), et la socialiste Cesla Amarelle. Sur le flanc droit, l’UDC Jacques Nicolet espère pouvoir compter sur le soutien de ses alliés PLR et pourrait voir débarquer un soutien supplémentaire en la personne de la vert’libérale Isabelle Chevalley. Cette dernière a laissé entendre dans plusieurs médias romands qu’elle envisageait de se présenter au second tour. Elle offrirait son soutien à l’UDC.

La situation a de quoi faire sourire lorsque l’on connaît les divergences des deux partis sur la politique énergétique 2050 sur laquelle le peuple votera aussi le 21 mai.

Le municipal socialiste Pierre Dessemontet s’est montré particulièrement satisfait de son élection, après plusieurs tentatives infructueuses. ©Carole Alkabes

Le municipal socialiste Pierre Dessemontet s’est montré particulièrement satisfait de son élection, après plusieurs tentatives infructueuses.

Jean-Philippe Pressl-Wenger