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Yverdon Sport tire un trait définitif sur la promotion

30 avril 2019 | Edition N°2487

YS a bel et bien reçu sa licence en première instance, hier, mais n’évoluera pas en Challenge League la saison prochaine. Promu, Stade-Lausanne a aussi obtenu le sésame, alors que seul Schaffhouse a été recalé en ligue nationale.

Le maigre espoir qu’entretenait Yverdon Sport de rejoindre la Challenge League par une porte dérobée a définitivement été enterré hier aux alentours de 11h, à l’envoi du communiqué de la Swiss Football League concernant l’octroi des licences. Sportivement promu sur le terrain samedi, Stade-Lausanne-Ouchy a obtenu son ticket pour la deuxième division et sera donc le seul club de Promotion League à connaître les joies de la montée.

En Challenge League, seul Schaffhouse n’a pas obtenu son sésame en première instance. Mais même si le probable recours du FCS devait ne pas être accepté, le règlement de la SFL prévoit de repêcher le dernier du groupe, et non pas d’ouvrir la porte à un promu supplémentaire. Yverdon Sport, 2e de Promotion League, devra donc se remettre au travail, puisqu’il disputera à coup sûr une troisième saison consécutive dans l’antichambre de la ligue nationale.

Une situation à laquelle s’était largement préparé le club de la Cité thermale, distancé en championnat par son rival lausannois depuis plusieurs mois déjà. «On ne peut que s’incliner devant ce que vient de réaliser Stade-Lausanne, même si on peut aussi se questionner sur ce que devient l’identité du club. Mais surtout, il convient de tirer les enseignements nécessaires de sa promotion et de notre échec, lance le président d’YS Mario Di Pietrantonio. Lorsque le SLO est venu jouer chez nous, il y a dix jours, j’ai vu des joueurs porter des cageots de fruits entre leur car et leur vestiaire. Ce n’est pas grand-chose? Pour moi, ça en dit long sur leur état d’esprit. Autour de lui, Andrea Binotto (ndlr: l’entraîneur de Stade-Lausanne) a généré un véritable engouement, il a fédéré un groupe. Si les Stadistes ont résisté aux turbulences de l’hiver et, notamment, aux baisses de salaire, ce n’est pas un hasard. À Yverdon, on fait tout pour les joueurs. Notre staff est bien plus fourni que celui de Stade et je ne parle même pas d’argent. Alors peut-être qu’on en fait tout simplement trop.»

Douze joueurs sous contrat

Si Stade-Lausanne a réussi à s’imposer avec un tel brio, c’est aussi et surtout grâce à un facteur clé: la stabilité de son groupe. Ce groupe où le noyau dur, le même depuis plusieurs saisons, prend beaucoup de place, et où chaque ajout est choisi avec prudence. Un facteur qui différencie significativement le SLO et Yverdon Sport, davantage habitué à «faire le ménage» quand les choses tournent moins bien. «Pour l’instant, une douzaine d’éléments sont sous contrat pour la saison prochaine, dévoile Mario Di Pietrantonio. Il reste quatre matches. À mes yeux, ils sont super importants, même si on ne joue plus rien. Finir en roue libre, ce n’est pas une option. Pour les joueurs qui n’ont pas encore de contrat, c’est l’occasion de prouver qu’ils en méritent un. C’est sur ces quatre rencontres-là qu’on va voir qui est vraiment Yverdonnois.»

Florian Vaney