La challenge printanier du «bike to work», qui encourage les employés à se rendre au travail à vélo, vient de se terminer sur une belle réussite. Dans le Nord vaudois, les entreprises et institutions ont aussi joué le jeu.
Encourager ses employés à venir au travail en deux-roues et à la force de ses mollets, c’est l’objectif de l’action bike to work. Cette campagne nationale proposée par Pro Velo a pris place durant les mois de mai et juin. Promouvoir la santé, la durabilité et l’esprit d’équipe au sein des entreprises, c’est la mission de l’action.
Comment cela fonctionne? Par équipes de quatre personnes, une ou plusieurs par entreprise, les participants doivent effectuer le plus de kilomètres possible à vélo. Des distances qu’ils entreront ensuite dans une application ou sur le site internet pour comptabiliser tous les trajets effectués. Toutes les équipes dont chacun des membres a utilisé son vélo pendant au moins 50% des jours de travail ont été qualifiées pour un tirage au sort. À la clé, des prix, comme des équipements de vélo, des billets aller-retour vers le Jungfraujoch ou même des nuitées à Alpenland, un hôtel de l’Oberland bernois.
Plusieurs entreprises du Nord vaudois ont participé à l’action. Voici leur retour.
Durabilité, mouvement et esprit d’équipe
Que ce soit pour la Commune d’Orbe et le bureau de géomètres Jaquier Pointet qui participaient pour la cinquième année, ou pour les établissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) et la Fondation Entre-Lacs qui ont également répondu à nos questions, cette action est l’occasion de promouvoir la mobilité douce et la pratique du sport au sein de leur structure. Un engagement en faveur de la durabilité et de la santé de leurs collaborateurs et collaboratrices auquel ces organisations sont toutes sensibles.
Et comme le souligne Catherine Bergmeister, adjointe de direction dans la Fondation Entre-Lacs, ce challenge a également créé une nouvelle dynamique favorisant les échanges lors des moments de pause ou de rencontre. «En participant à ce projet commun, les collaborateurs et collaboratrices ont pu renforcer encore un peu un sentiment d’appartenance important.»
Des kilomètres avalés
Grâce au décompte des kilomètres effectués, les institutions et entreprises ont pu se rendre compte de l’impact de leur action. Ainsi, 22 collaborateurs de la Commune d’Orbe ont effectué 1700 kilomètres de déplacements domicile-travail à vélo (et aussi un peu à pied), soit un équivalent de plus de 240 kg de CO2 économisés. Le tiers des collaborateurs du bureau Jaquier Pointet arrive à peu près au même résultat. Aux EHNV, 40 collaborateurs (sur 1600 en tout) ont pédalé sur 5138 kilomètres, ce qui représente 740 kg d’émissions de CO2 économisés.
Et certains ont pris le défi à cœur, n’hésitant pas à parcourir plusieurs dizaines de kilomètres. Ainsi, l’un des collaborateurs de la Fondation Entre-Lacs a même effectué plusieurs fois le trajet entre la vallée de Joux et Yverdon-les-Bains, «une petite trotte et pourtant il l’a fait», ajoute Catherine Bergmeister.
De nouvelles vocations
«Pour la première fois cette année, j’ai participé à bike to work, explique une collaboratrice des EHNV. Avec une certaine circonspection, je l’admets (…). Le beau temps a certainement fait son œuvre, car j’ai commencé à avoir du plaisir à pédaler. Le mois de bike to work m’a motivée à poursuivre mes venues au bureau à vélo après le challenge, une ou deux fois par semaine.» Un retour positif partagé par toutes les institutions interrogées. Du côté de l’entreprise Jaquier Pointet, l’humeur est elle aussi au beau fixe: «à part la déception de ne pas avoir gagné de prix bike to work au tirage au sort, les retours reçus ont été excellents!» confie Vincent Pointet, directeur. Cette expérience a même encouragé l’entreprise à organiser d’autres défis sportifs au sein de la boîte.
Même les politiques s’y mettent
À noter que, pour la première fois cette année, des membres du Conseil national, du Conseil des États et même du Conseil fédéral ont formé une équipe. On compte des représentants et des représentantes de tous les bords politiques, que ce soit du PS, du PLR, des Verts ou de l’UDC. Le conseiller fédéral Beat Jans s’est même joint au groupe. «Le vélo, c’est la manière la plus simple, la plus saine et la plus naturelle d’aller au travail», a-t-il déclaré dans un communiqué de presse émis par Pro Velo.
Sur le plan global, c’est le groupe Migros qui a fourni le plus d’équipes, 488 au total. Viennent ensuite la Municipalité de Zurich (324), le CERN (322), l’État de Genève (319) et le groupe F. Hoffmann-La Roche AG (318).