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«En ouvrant la porte, j’ai découvert cette grosse tache noire par terre…»
Sept centimètres: la longueur du papillon Sphinx tête de mort découvert par Candy Gruaz le 22 septembre. Crédit: Candy Gruaz.

«En ouvrant la porte, j’ai découvert cette grosse tache noire par terre…»

22 septembre 2020

Une drôle de bestiole a surpris une habitante d’Ependes en ouvrant sa baie vitrée ce matin.

Sept centimètres de long et un crâne sur le thorax. La découverte avait de quoi surprendre Candy Gruaz, employée de commerce résidant à Ependes, lorsqu’elle a ouvert à ses chats ce matin du 22 septembre. Elle a immédiatement reconnu la créature ailée posée sur sa terrasse: un Sphinx tête de mort, le plus grand papillon que l’on puisse trouver en Europe.

«J’en avais entendu parler dans le Silence des Agneaux. En plus, mon tatoueur en a aussi dessiné et tatoué plusieurs. On dit que ce papillon n’est pas un très bon présage… Mais moi, je suis sûre du contraire!», affirme Candy Gruaz. Un oiseau de mauvais augure qu’elle a immédiatement signalé au Papiliorama, à Chiètres, dans le canton de Fribourg.

«Le sphinx tête de mort  est en effet très peu observé en Suisse», confirme Yannick Chittaro du Centre Suisse de Cartographie de la Faune (CSCF). Il faut dire que les conditions climatiques de la région ne sont pas très favorables à ces papillons migrateurs. Arrivés depuis le Sud, une poignée d’entre eux parvient à se reproduire dans nos contrées et à pondre sur nos plantes. En septembre, certaines chrysalides parviennent à éclore. La plupart ne survivront pas à l’arrivée du froid.

«Seuls quelques individus isolés réussissent à s’en sortir», achève Yannick Chittaro. Comme l’atteste le cas du Sphinx tête-de-mort découvert par Candy Gruaz, qui a élu provisoirement domicile dans son jardin. «Je fais attention à ce que les chats ne l’embêtent pas. Il s’en ira probablement dès la nuit tombée.»

 

Marine Brunner