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Il réalise son rêve chez les Combiers

11 juillet 2014

Depuis dix ans au sein de Vallée de Joux Tourisme, Cédric Paillard en occupe le poste de directeur depuis mai 2009. Portrait d’un homme passionné par son métier.

Cédric Paillard montre le chemin vers le point d’information touristique, qu’héberge, depuis une année, l’épicerie du Pont.

Cédric Paillard montre le chemin vers le point d’information touristique, qu’héberge, depuis une année, l’épicerie du Pont.

A la tête de Vallée de Joux Tourisme, Cédric Paillard a atteint son objectif professionnel, diriger un office du tourisme, à même pas 35 ans.

Au moment de débarquer en terres combières après un riche parcours (lire ci-dessous), il n’avait qu’une connaissance superficielle de la région. «Au gymnase, nous riions de nos copains de la vallée de Joux en leur disant qu’ils avaient des pneus-neige et devaient porter un bonnet toute l’année», se souvient-il.

Très bien accueilli dans ce nouvel univers, Cédric Paillard apprend à en connaître les habitants, sur lesquels il ne tarit pas d’éloges. «Je pense que l’on peut parler d’un esprit combier, mais d’un point de vue positif. Le sauvetage du club de hockey de la Vallée la saison dernière est dû à cette capacité à se serrer les coudes», relève-t-il.

Venu s’installer au Brassus avec sa femme et ses deux enfants, une fille et un garçon âgés de deux ans et demi, respectivement neuf mois, Cédric Paillard apprécie également la qualité de vie et des avantages dont il jouit. «Je peux rentrer manger à midi. Il n’y a pas de feu rouge, ni de parking payant. Je suis aussi surpris de la richesse de l’offre proposée en termes de loisirs», souligne-t-il.

En tant que directeur de l’office du tourisme, Cédric Paillard savoure la liberté qui lui est conférée au sein de cette petite structure. «Je touche à tout. Un soir, je suis, par exemple, au Lausanne Palace et, le lendemain, sur une exploitation avec un paysan du coin», commente-t-il.

La carte ValPass, qui offre de nombreuses réductions chez des partenaires aux personnes séjournant à la vallée de Joux, constitue sa fierté, dans la mesure où cette prestation touristique est l’aboutissement d’intenses négociations en amont.

Comme l’illustre une hausse constante des nuitées depuis 2003, le tourisme combier se porte bien. Et Cédric Paillard a encore une multitude d’idées en tête pour l’aider à progresser.


Un parcours marqué par l’appel de la montagne

Tourné vers les sommets

Enfant du Nord vaudois, originaire de Sainte-Croix, né à Orbe et ayant habité aux Tuileries-de-Grandson, Cédric Paillard a pris la décision de se lancer dans le tourisme alors qu’il étudiait au Gymnase d’Yverdon. «Je me souviens des gens ébaillis devant le Cervin quand je me rendais en vacances d’hiver. Je me suis dit que, moi aussi, j’avais envie de faire rêver les voyageurs », se rappelle le père de famille.

Après une parenthèse sous les drapeaux, il commence l’ascension par palliers vers les sommets de la hiérarchie. Sa première expérience le fait grimper à 2200 mètres d’altitude, à l’Hôtel Belalp, au pied du glacier d’Aletsch, où il tempère le difficile apprentissage de la langue dans ces hauteurs haut-valaisannes avec des moments récréatifs sur les lattes.

Il retourne en plaine durant l’été 2000, le temps d’un stage à l’Office du tourisme et du thermalisme d’Yverdon-les-Bains, qu’il retrouvera deux ans durant en qualité de responsable accueil et animation. Le déménagement de la place Pestalozzi à l’Ancien Stand, ainsi que le flux de visiteurs descendant du train et le pavillon vaudois, lors d’Expo.02, restent gravés dans sa mémoire.

Amoureux de la montagne, il y a également évolué à Wengen Tourisme et dans le cadre d’un séjour linguistique à Whisler Mountain, au Canada, Cédric Paillard a été engagé en avril 2004 en tant qu’assistant de direction à Vallée de Joux Tourisme, pour épauler Thomas Waser , alors à la tête du Centre sportif de la Vallée de Joux et de l’office du tourisme.

L’année 2009 marque la séparation de la direction des deux entités, Cédric Paillard reprenant ainsi les rênes de Vallée de Joux Tourisme.

Ludovic Pillonel