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Joël Genazzi : «On est tous très fâchés d’avoir perdu 4-0»

26 juillet 2017 | Edition N°2046

Hockey – Le défenseur international reprend la glace avec ses coéquipiers du Lausanne HC, cette semaine à Yverdon. Avec l’envie de faire mieux que l’hiver passé.

Joël Genazzi prend du plaisir à venir patiner une semaine à Yverdon, avant la reprise de choses sérieuses. ©Michel Duperrex

Joël Genazzi prend du plaisir à venir patiner une semaine à Yverdon, avant la reprise de choses sérieuses.

Comme le veut la tradition, les joueurs du Lausanne Hockey Club se retrouvent à la patinoire d’Yverdon sans leur entraîneur, durant quelques jours à la fin juillet. L’occasion de prendre un peu de plaisir avant le premier camp sur glace, la semaine suivante à Villars. La possibilité, aussi, de rechausser les patins et de tâter le puck en douceur, avant les efforts attendus.

Lundi en fin d’après-midi, ils étaient une vingtaine à s’être présentés sur le rink yverdonnois durant deux heures. Parmi eux, de nouveaux visages -ceux des recrues Sandro Zannger, Lukas Frick et Sandro Zurkirchen-, quelques juniors et l’international Joël Genazzi. A 29 ans, le défenseur a participé à son premier Championnat du monde, en mai dernier à Paris.

 

Joël, comment avez-vous vécu cette expérience ?

J’ai beaucoup apprécié, ce d’autant plus que l’équipe a réalisé un excellent tournoi, ce qui est idéal. Je suis plutôt content de mon jeu. On n’a toutefois pas pris beaucoup de risques compte tenu de la qualité de glace qui n’était pas très bonne. Me rendre au moins une fois à un tel tournoi était un rêve.

 

Avez-vous pris rendez-vous avec l’équipe de Suisse pour l’hiver prochain, et notamment les Jeux olympiques ?

On verra ça le moment venu. Je ne connais pas les plans du sélectionneur, comment il voit son équipe. Et puis, je sais bien qu’à Paris, il manquait du monde.

 

Durant le tournoi, vous avez déclaré à la presse que c’était aussi votre rôle de parler du projet du Lausanne HC, notamment aux Romands Vincent Praplan (Kloten) et Romain Loeffel (Genève- Servette), qui arriveront en fin de contrat l’été prochain. Avez-vous réussi à convaincre quelqu’un ?

C’est compliqué… Vincent est en camp en NHL (ndlr : avec Chicago) et a certainement d’autres plans en tête. Quant à Romain, il se sent bien à Genève. Je ne sais pas s’il voudra changer d’air. Je ne suis même pas sûr qu’il soit possible de passer de Genève à Lausanne !

 

En fin d’année dernière, vous avez subi une commotion. Vous en êtes-vous remis ?

Ce n’était pas trop grave, mais ça a cassé mon rythme. Durant les mois de janvier et février, je n’ai pas évolué au même niveau que plus tôt dans la saison. Il faut dire, aussi, que c’est à cette période que l’équipe a connu son mauvais passage. Les choses auraient certainement été plus faciles dans de meilleures circonstances. Cela a tout de même été de mieux en mieux pour moi, notamment durant les playoffs. Ensuite, j’ai eu une petite pause avant sept semaines de préparation pour le Mondial, où j’étais en forme.

 

Vous avez prolongé votre bail au LHC de cinq saisons. Qu’est-ce qui vous a convaincu de rester ?

Pour une fois, j’avais plusieurs possibilités avec des contrats à long terme. Je ne voulais pas faire deux ans à un endroit et devoir changer ensuite. Finalement, comme je me plais beaucoup à Lausanne, que j’y ai mes amis, un bon coach et d’excellentes conditions, j’ai eu envie de rester. Le LHC a annoncé vouloir faire de grandes choses, je me suis dit que ce n’était pas possible que je me retrouve ailleurs si ça se passait. Je ne veux pas louper ça.

 

Quatrième du championnat, l’équipe a franchi un cap, malgré son élimination en quarts de finale des playoffs. Que faire pour en passer un autre ?

On n’a pas encore parlé de ça avec Dan (ndlr : Ratushny, l’entraîneur). Mais l’an passé, on a réalisé un début de saison incroyable. Sur ce point, il ne faut rien changer. Par contre, on devra s’entraîner dur pour trouver de la constance. Il faut le dire, lors de notre grand creux de fin de saison, c’était parfois le désastre.

 

Comment expliquez-vous ce passage à vide de neuf défaites en onze matches, puis l’élimination 4-0 en séries contre Davos ?

C’est difficile à dire. Oui, on était presque sûrs de terminer 4es avant cette période, mais on savait qu’on devait tout donner, la ligue est tellement serrée. C’est dans les têtes. Avec le recul, je pense à présent que c’est presque mieux d’avoir pris une claque en playoffs que de s’être inclinés 4-3. Plutôt qu’on se dise que c’était pas mal, là, on est tous très fâchés d’avoir perdu 4-0. On veut faire mieux et on va travailler pour ça.

 

Désormais, avec l’engagement de Vermin vous n’êtes plus le seul Joël dans le vestiaire…

Hormis l’entraîneur, personne ne m’appelle Joël (ndlr : son surnom est Joe). Je ne sais pas comment il va faire, on verra. Plus sérieusement, je suis très content qu’un bon joueur comme lui ait été engagé. Je me réjouis de le voir la semaine prochaine, à son arrivée.

 

Quel regard portez-vous sur cette semaine d’entraînement libre à Yverdon ?

Elles est importante pour tester le matériel, même si cette année on a déjà pu patiner quelques fois à Fleurier, durant le mois de juin. Ça fait aussi du bien de rigoler entre nous avant le camp de Villars, qui sera très dur.

 

Pour vous, la pause a été courte cette année.

J’ai eu deux semaines de vacances après le Championnat du monde, puis on vient à nouveau d’avoir deux semaines. C’est sûr que, pour moi, la préparation est différente que par le passé, avec six semaines de moins.On verra comment cela se déroulera. Mais je préfère cette variante avec un Mondial.

 

Le LHC jouera au Sentier et à Yverdon cet été

 

Vainqueur l’an passé à Yverdon, l’équipe de Dan Ratushny a un titre à défendre à la Coupe des Bains. ©Champi-a

Vainqueur l’an passé à Yverdon, l’équipe de Dan Ratushny a un titre à défendre à la Coupe des Bains.

Sept matches amicaux sont au programme du Lausanne HC, cet été, avant la reprise du championnat le jeudi 7 septembre contre Genève- Servette. Les hommes de Dan Ratushny disputeront leur première rencontre le samedi 5 août, à Fleurier, contre le HC La Chaux-de-Fonds. Ensuite, les Lions participeront au tournoi des Hockeyades, à la vallée de Joux. Sur la glace du Sentier, ils affronteront le CSKA Moscou (mardi 8 août), Rouen (jeudi 10) et les Slovaques de Nitra (samedi 12).

Le LHC reviendra à Yverdon pour la Coupe des Bains, en toute fin de préparation. Ils auront pour rivaux l’AIK Stockholm (mardi 29), puis IK Pantern Malmö (jeudi 31), avant de terminer le tournoi sur sa patinoire provisoire -pour le moment appelée Malley 2.0- le samedi 2 septembre, face aux Slovaques de Zvolen.

Manuel Gremion