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La gymnasienne reine des gymnastes suisses

18 novembre 2009

L’Urbigène des Amis-Gyms Sandy Jaccard est devenue championne nationale individuelle en C6. Tout bonnement la grande classe!

Sandy Jaccard rayonne, le bras levé, sur la première marche du podium national C6 de la finale individuelle de gymnastique aux agrès.

Sandy Jaccard rayonne, le bras levé, sur la première marche du podium national C6 de la finale individuelle de gymnastique aux agrès.

Incroyable lauréate de la Fête fédérale en C5 en 2007, elle avait alors fait la une de la rubrique sportive du journal. Il ne lui aura fallu guère plus de deux ans pour devenir championne suisse, en C6, et avoir à nouveau droit au même honneur. Au Gymnase d’Yverdon, où elle étudie, ses amis l’ont réceptionnée en placardant des affiches de son titre national. Un accueil à la mesure de l’exploit réalisé par Sandy Jaccard, à Münchwilen (TG), le week-end dernier, lors de la finale.

L’Urbigène des Amis-Gyms d’Yverdon a fait la différence à son dernier engin, réalisant un exceptionnel 9.60 au reck. Elle n’était alors que troisième avant cette ultime prestation. «Après mon passage, j’imaginais être sur le podium, mais pas sur la première marche, admet la Nord-Vaudoise de 16 ans. Au final, je pense que c’est ma régularité qui m’a permis de gagner.» Avec un total de 37.75 (9.50 au sol, 9.40 aux anneaux balançant, 9.25 au mini-trampoline et 9.60 à la barre fixe), elle devance la Neuchâteloise Mélanie Tornare de 15 centièmes!

La rançon du talent

Ironie du sort, elle passe de la dernière place en 2008 -elle s’était littéralement plantée au saut, alors qu’elle était bien classée- à la première place cette année, laissant 41 concurrentes qualifiées pour cette finale derrière elle! Un peu malade, elle a tenu le coup et brillé grâce à ses deux meilleurs engins. «J’avais terminé cinquième en demi-finale, en sachant que je pouvais faire mieux, ajoute-t-elle, convaincue de ses capacités. J’ai souvent de la facilité et je me décourage vite lorsque je ne réussis pas du premier coup.» Ce qui ne l’empêche pas de s’y remettre ensuite… et avec succès!

Après ce titre national remporté dans une ambiance de folie, Sandy Jaccard, déjà championne vaudoise en 2008 et 2009, se mesurera à la crème l’année prochaine, en C7. La catégorie la plus élevée, dans laquelle elle espère bien être sacrée dans le futur. «Je sais pertinemment que la première année sera difficile. Je viserai déjà l’accession aux finales et peut-être une finale par engin aussi», déclare la pensionnaire des AGY.

Sandy Jaccard a commencé la gymnastique vers l’âge de cinq ans. C’est sa maman, Nathalie, ancienne gymnaste et désormais entraîneur, qui l’a inscrite. «J’avais envie d’en faire, souligne l’Urbigène. Petite, j’ai même essayé une année d’artistique, mais je pleurais tout le temps. J’aurais aimé y parvenir, mais cela demandait trop de sacrifices.» Pour les agrès, elle s’entraîne déjà bien neuf heures chaque semaine. Une passion qui lui a valu deux des plus belles consécrations existantes, à la Fête fédérale et aux Championnats nationaux. «Mais je ne peux pas dire lequel a le plus de valeur à mes yeux. Les deux sont très bien», dit-elle, le sourire radieux.

Manuel Gremion